Lieu : L’Écume Bartistique, 7 villa de l’Ermitage.
Présents : 32 personnes, dont des militants politiques (LCR, PCF, Alter Ekolo, Alternative Citoyenne), des sympathisants (gauche du PS et PT) et des militants syndicaux (CGT, SUD) et associatifs (AC !, ATTAC, mouvement social italien … ) et des personnes nouvelles désireuses de soutenir la candidature de José Bové.
Présidence de séance par Maurice Compte rendu par Louis.
1. Points concernant le collectif 20e pour une alternative au libéralisme
• Marche locale sur le logement le samedi 10 mars + diffusion des tracts
Les dispositions pratiques sur la marche, sur les distributions de tracts ont été indiquées.
• États généraux de la convergence des services publics le 10 mars
Le collectif/comité Bové sera représenté.
• Compte-rendu de la réunion de l’intercollectif parisien du 2 mars
2 représentants des collectifs parisiens à la réunion de la coordination nationale des collectifs du samedi 3 ont été désignés.
Une discussion a eu lieu sur la date de la réunion nationale : initialement prévue les 10-11 mars, il a été proposé de la reporter d’une semaine compte tenu de la date du 16 mars, à laquelle on saura si José Bové aura ses 500 parrainages. Derrière les points techniques (court délai de convocation) des arrière-pensées ont pu être prêtées aux tenants de l’une ou l’autre solution. (NB : le report a été finalement officialisé. Le Mars et la Gauche Républicaine se sont retirés de leur statut d’observateurs. Christian Picquet, Claude Debons et Clémentine Autain se sont désolidarisés de la candidature de José Bové).
Il a été acté que le CIUN (qui continue !) est une simple réunion de liaison ne représentant personne.
Les législatives ont été le point fort de la réunion : les arrondissements sont très différents les uns des autres. (Sur le 20e : les candidats communistes sont désignés. La position de la LCR n’est pas connue à ce jour). Là où les communistes interviennent, ils exigent que la candidature se présente sous le label de la « gauche populaire anti-libérale » (dont se réclame la candidature de MGB) ainsi que le contrôle des finances. Notre représentant a informé que le comité José Bové 20e avait créé une commission pour réfléchir aux législatives. On nous a incités à nous coordonner avec le 11e. Dans le 11e le collectif est resté unitaire avec des représentants communistes et LCR majoritaires, plus le Mars. Les comités de campagne MGB et JB sont indépendants du collectif.
Une camarade signale qu’il y a des candidatures unitaires en rupture avec le PCF dans certaines circonscriptions de province.
Deux camarades sont gênées par le report de date.
Un camarade de la LCR pense qu’il y a une évolution de la campagne Bové (sans émettre un jugement de valeur), avec une volonté de plus en plus affirmée d’aller jusqu’au bout. Le report de date a révélé une division profonde dans la coordination nationale, d’où le retrait de Debons, Autain, Picquet. La LCR 20e va se décider jeudi sur les législatives. Ce camarade souhaite qu’il y ait des candidatures unitaires avec la LCR sur les 2 circonscriptions du 20e.
Des camarades pensent que l’on ne peut pas discuter des législatives tant qu’on ne saura pas ce qu’il en est sur les parrainages. Un camarade ne voit aucune obligation à parler avec le 11e. Ce camarade refuse toute collaboration avec les organisations qui nous ont trahis.
Un autre, à propos du débat sure le report des dates, croit voir qu’un mouvement continuera autour de Bové. Si un collectif est maintenu dans le 11e, on doit pouvoir discuter.
Un autre : les 500 signatures n’étaient pas une condition au maintien de la candidature Bové. Les 3 B doivent s’ajouter.
• Lettre de réponse au PCF
Un projet de lettre est lu en séance. Un camarade aurait souhaité que l’on soit plus incisif sur le plan politique, en s’étonnant notamment que la banalisation du stalinisme par certains militants communistes sur la liste C20pae n’ait fait l’objet d’aucune mise au point par les autorités locales du parti, ainsi que des attaques incessantes contre la candidature Bové, de même que les recouvrements d’affiches (alors que nous n’attaquons jamais la candidature Buffet, ni ne recouvrons ses affiches). Un autre voudrait qu’on signale les débordements incessants sur la liste C20pae. Un autre enfin aurait voulu qu’on mette en avant que la désignation des candidats communistes bloquait toute perspective de candidature unitaire avec le PCF. D’autres au contraire pensent qu’on ne doit pas évoquer les législatives tant que le débat n’a pas eu lieu dans le comité Bové comme prévu.
Finalement, le projet de lettre est adopté tel quel, sans amendements.
2. Comité de soutien à la candidature de José Bové
• La campagne en pratique
Les dispositions pratiques sur les diffusions de tracts et les collages ont été prises.
• Préparation du rassemblement du 7 mars de protestation contre le déni de démocratie (le blocage des parrainages)
18 h 30 au métro Palais-Royal.
• Réunion publique du comité Paris-Centre le 20 mars (18 h – 22 h)
Cette réunion sera en deux parties : d’abord « classique », avec deux porte-parole de José Bové. Puis une deuxième partie à caractère culturel.
Le comité Paris-Centre demande de l’aide aux autres comités parisiens.
• Mise en place d’une commission artistique
Une commission parisienne est en cours de constitution avec comme objectif d’assurer la liaison avec le monde de la culture, à la fois sur le plan politique, et pour la mise au point d’animations festives au cours de la campagne.
• Compte-rendus des commissions du comité 20e
Communication
S’est réunie le 2 mars. S’est fixé comme premier objectif de proposer des lieux de distribution de tracts afin de gagner du temps en réunion plénière.
Son deuxième objectif était : comment communiquer sur la campagne autrement que par tracts et affichage ? Deux axes sont proposés :
• Une série de cafés-débats thématiques. Des dispositions pratiques sont prises à cet égard.
• Des actions spécifiques vers les quartiers les plus populaires de l’arrondissement. En effet, d’une part il est rappelé que c’est dans ces quartiers que le Non a été majoritaire. D’autre part, l’excellent accueil de la candidature Bové par nos concitoyens issus de l’immigration a été remarqué par tou-te-s les camarades qui ont tracté (en effet, l’altermondialisme de José Bové trouve un écho immédiat auprès de ces personnes, comme certaines nous l’ont d’ailleurs dit explicitement). Les orientations de la candidature Bové, et notamment l’aller-retour permanent du local au global dans la vision et la pratique des luttes pourraient être une base pour construire une approche politique nouvelle dans ces quartiers.
Des Caravanons festifs et musicaux pourraient être mis au point. Cependant la difficulté de ce travail est mise en avant. Il ne faudrait pas par exemple, en prévoyant une musique d’une certaine origine, exclure de fait des personnes qui ne s’y identifieraient pas. Des contacts avec des associations seraient nécessaires pour déblayer le terrain.
Législatives
Une réunion de prise de contact à 4 a eu lieu le 4 mars. Les avis étaient partagés. Certains pensent que c’est urgent, d’autres pensent que ce n’est pas urgent. Sujet épineux. Un des membres de la commission pense qu’il faut se préparer dès maintenant à répondre aux propositions qui pourront être faites. Un des membres de la commission fait le pronostic (et exprime le souhait) qu’il y aura création d’un label « Unis avec Bové » pour les législatives après le 16 mars (que nous ayons ou non les parrainages) et qu’il ne faut donc pas se lancer dans un débat avant que ce point-clé ne soit levé.
Un camarade pense que nous ne devons pas rentrer dans la discussion avant les 500 signatures.
Un autre s’interroge sur le plan tactique. Qu’est-ce que cela veut dire de s’engager dans les législatives, est-ce que cela a un sens de présenter des candidats sans être un parti ? Après, ira-t-on aux municipales ? Veut-on avoir un réseau d’élus ? Effectivement, ce serait un moyen de faciliter les parrainages pour le prochain coup. Veut-on s’engager dans le système de la Ve République ? N’est-ce pas un piège ?
Pour un camarade, notre projet est à plus long terme que les élections. On n’est pas pressés. Mais est-ce un sujet pour le comité Bové, ou pour le collectif ? S’agissant du PC, en plus des problèmes connus, il y a celui de la perspective d’alliance avec le PS. Pas question d’un ralliement. Il faut se laisser le temps.
Il est rappelé que la décision de traiter les législatives dans le comité Bové a été prise dans le collectif à l’initiative des camarades de la LCR. D’autre part, pour les législatives, le programme sera à revoir.
Un camarade souligne que les législatives doivent selon lui partir de la candidature Bové, car elle a un apport supplémentaire par rapport aux collectifs (cf. par exemple présence dans notre réunion publique du 24 février d’un représentant du collectif immigration-banlieue pour José Bové, Eros Sana, porte-parole de la campagne, qui n’est pas issu du mouvement des collectifs), et est donc susceptible d’apporter une dimension nouvelle à l’aspiration unitaire.
Un autre pense que sans la dimension Bové « on se fera avoir ».
Un autre pense qu’on ne peut pas reprendre une vie commune avec les partis. Les partis d’un côté, les collectifs de l’autre, avec un espace de discussion possible.
Enfin un dernier représentant relativise : des trahisons comme ça il y en a eu plus d’une dans l’histoire de la gauche. Il y a une telle demande d’unité qu’il faudra recoller les morceaux.
• Évolution du programme des 125 propositions
Ce point est reporté à la prochaine réunion.
3. Prochaine réunion :
Le 12 mars à 19h, restaurant L’Écume Bartistique, 7 villa de l’Ermitage.
