Présents : Eric, Martine G, Robert, Martine T, Noemie (Paris Centre), Aurélie, Matthieu (Paris 10), Anne, Martine (Paris 13), Stéphanie (Tolbiac, Comité Bové Paris 13), Patrick, Omar, My Hahn (Paris 14), Joëlle (Paris 15), Franck, François, Nathalie, Jean Marc, Jean Elie (Paris 18), Louis, Emmanuel (Paris 20)
1. Le point sur les législatives
L’issue de la présidentielle n’a pas renversé la tendance et la division demeure la règle. Dans la plupart des circonscriptions parisiennes, on trouvera deux candidatures anti-libérales (PCF et LCR), et souvent trois (Comités issus de la campagne Bové).
Un certain nombre de candidatures de rassemblement partiel viennent nuancer ce tableau : J.J.Boislaroussie (Alternatifs/Comité Bové) avec un suppléant LCR dans le 5ème arrondissement, (candidature rattachée à SEGA), C.Sandoval (PCF) avec un suppléant Mars-Gauche Républicaine /CUAL dans le 15ème arrondissement (candidature rattachée au PCF).
Dans les 18ème et 19ème arrondissements des accords conclus localement attendent pour être validés la ratification de la direction nationale de la LCR. Dans la 18ème (18ème arrondissement), il y aurait une candidature D.Loiseau (CUGAL) avec une suppléante LCR. Le comité Bové est aussi partie prenante et demande le rattachement à l’association financière Sega. Dans la 20ème (19ème arrondissement), accord également entre la LCR et le CUAL (dans lequel s’est auto dissous le comité Bové du 19ème). Dans la 19ème (à cheval sur le 18ème et le 19ème), un accord identique semblait acquis. Mais la LCR réclame la circonscription, une circonscription très populaire et emblématique, qui est à la fois celle où le non au TCE a obtenu le plus de voix sur Paris et celle où Olivier Besancenot a réalisé son plus gros score en 2002. Aux dernières nouvelles, un accord d’unité partielle semblait toutefois possible.
Des négociations, concernant LCR et CUALs ou Comités Bové, se sont déroulées dans plusieurs autres arrondissements (10ème, 11ème, 14ème, 20ème), le PCF n’ayant pas participé aux discussions. Des accords semblaient en vue. Mais de nouvelles demandes de la LCR, remettant en cause, les points d’entente déjà acquis, ont fini par décourager la plupart des militants unitaires.
A noter que sur la 17ème circonscription (à cheval sur les 17ème et 18ème arrondissements), Jean Luc Gonneau, qui fut un des porte parole de M.G.Buffet, ne bénéficie pas du soutien du collectif 17ème (pas plus que celui du collectif 18ème). Le collectif 17ème pourtant ne reconnaît plus la légitimité des réunions nationales depuis celle de Montreuil incluse.
La situation la plus prometteuse concerne la 1ère circonscription (Paris Centre). Dans le CUAL, continuent à cohabiter militants du PCF (y compris les PCF majoritaires) et les militants du comité Bové. La LCR participe aussi, bien qu’épisodiquement au CUAL. PCF et Comité Bové discutent depuis plusieurs semaines d’une candidature commune. Après plusieurs combinaisons envisagées le ticket devait être constitué par Martine Grébet (Comité Bové) avec Julien Terpent (PCF) . La LCR, contactée par le Comité Bové, a accepté de participer à cette candidature et proposait une suppléante. Au cours d’une réunion du CUAL de Paris Centre, le Comité Bové et la LCR se rangeaient à cette dernière proposition pendant qu’une majorité de communistes semblaient hostiles à revenir au dernier moment sur une formule mise au point. Une ultime réunion devait avoir lieu trancher dimanche 13 mai pour vérifier si un accord est encore possible. Il y a donc encore une possibilité sur Paris d’accord unitaire CUAL - PCF- LCR -Comité Bové.
2.Situation politique et perspectives
• François (Paris 18) évoque les diverses prises de position poussant au rapprochement entre PS et UDF/Mouvement Démocrate en en déduit l’urgence de recrédibiliser une alternative réellement de gauche. Il souhaite une clarification sur ce que recoupe la Gauche Alternative (les comités unitaires ou les comités Bové) faute de quoi les fragmentations actuelles risquent de s’aggraver. Il souhaite que l’on travaille à la meilleure façon de faire vivre l’intercollectif avec à la fois l’autonomie de chaque collectif et l’investissement dans les projets d’université d’été et sur les assises prévues à l’automne si on y trouve la diversité attendue.
• Franck (Paris 18) constate que la droite a remporté une victoire idéologique sur le PS mais aussi sur les anti-libéraux qui ont insuffisamment travaillé leurs propositions. Il faut mettre en place un cadre de discussion collectif au niveau parisien et élaborer.
• Stéphanie (Tolbiac) parle de la mobilisation sur la fac de Tolbiac dont le CUAL est partie prenante.
• Eric (Paris Centre) souhaite une assemblée générale des collectifs unitaires au niveau parisien qui permette de débattre de notre programme et de notre projet.
• Omar (Paris 14) explique la victoire de la droite par l’absence d’une gauche de gauche. Il pense que l’élaboration doit maintenant se faire avant tout au niveau de chaque collectif. Les taches : se structurer pour rassembler au-delà des seuls unitaires.
• Anne (Paris 13) en se réfèrant à un texte de Khalfa, pense que nous ne devons ni remettre en cause le travail accompli à travers les collectifs unitaires ni le développement sous des formes diverses de la critique du libéralisme. Les collectifs doivent être le lieu de convergence de toutes les forces disponibles et ne pas se confondre avec l’une des forces, ni celle qui s’est exprimée dans les comités Bové, ni une autre. La confusion entretenue nuit à la stratégie unitaire, une clarification et un fonctionnement collectif du secrétariat de la coordination sont les conditions nécessaires au développement des collectifs. Le mécontentement face à l’élection de Sarkozy est patent, il faut dessiner des perspectives à ce mécontentement, notamment construire un projet pour les municipales de 2008.
• Omar (Paris 14) doute que les municipales soient l’échéance la plus favorable à l’unité des anti-libéraux en raison des alliances historiques entre PS et PCF.
• Patrick (Paris 14) note que Royal n’a pas posé et ne pouvait pas poser la problématique d’une autre répartition des richesses. Notre force, c’est les collectifs qui doivent mieux se structurer. Il faut une coordination souple. Patrick évoque aussi le travail entrepris sur le 14ème pour fonder une association au niveau du collectif.
• François (Paris 18) parle de la nécessité de réussir la réunion nationale prévue en juin. Les assises ne doivent pas être convoquées dans la hâte. L’université d’été est aussi un moment important. La coordination doit avoir plus d’ambition dans l’élaboration et débattre du fonds.
• Omar (Paris 14) ne considère pas si évident que le travail des collectifs doive être rythmé exclusivement par le calendrier national. Car il n’est pas certain qu’au niveau national, l’ambition unitaire soit aussi forte que dans l’intercollectif.
• Eric (Paris Centre) insiste sur la nécessité d’un fonctionnement démocratique. L’intercollectif a changé, les collectifs ont changé. Collectifs unitaires ? Comités Bové ? Nous devons définir qui nous sommes.
• Stéphanie (Tolbiac) propose des débats publics entre les candidats des différents courants à l’occasion des législatives.
• Robert (Paris Centre) voudrait plus d’information sur ce qui se passe en province.
• Anne (Paris 13) considère que ce ne serait pas mal de changer d’échelle. Elle se range à la proposition d’AG parisienne pour faire le point et préciser les bases sur lesquelles on redémarre.
Au final, l’intercollectif fait la proposition d’une Assemblée générale parisienne des collectifs unitaires qui pourrait être organisée le vendredi suivant les législatives, à savoir le 22 juin, date qui ne doit pas s’entrechoquer avec la réunion nationale envisagée fin juin.
Cette AG permettra « de faire le point et de préciser les bases sur lesquelles on redémarre. » Elle ne se substitue pas à un appel à la ré-activation des collectifs mis en sommeil pendant la séquence électorale.
L’intercollectif propose aux collectifs unitaires de discuter de cette proposition et de faire remonter leur avis à l’occasion de la prochaine réunion de l’intercollectif qui se tiendra le vendredi 25 mai, aux café Les Trois Maillets, à 19H.
