Dans la perspective de construire des candidatures unitaires pour les législatives, l’intercollectif parisien, a demandé à rencontrer les organisations politiques de la gauche antilibérale.
Une première rencontre s’est tenue avec le PCF, vendredi 16 mars à 18h, au local de la fédération du PC de Paris.
Etaient présents pour la fédération du PCF : Lionel Chabert et Gérard Mazet (Ian Brossat PC 14ème assistait également à la réunion). Pour les collectifs : E.Coquerel (collectif 11ème), J-L Gonneau (collectif 17ème), J.M. Jacquot (collectif 18ème), J.C. Coqueret (collectif 13ème), F. Vigneau (collectif 15ème), Benard Gilles (collectif 10ème) et Bertrand Hérisson (collectif 19ème).
Eric Coquerel a précisé d’entrée qu’il ne s’agissait pas d’une négociation, mais d’un échange d’informations que les représentants des collectifs devaient rapporter dans leur collectif respectif et l’intercollectif parisien. Les représentants du PC ont donc été invités à présenter la position de leur parti.
Lionel Chabert a précisé que son organisation était prête à travailler à des candidatures unitaires, mais il a posé, en préalable, un accord sur trois principes :
• le respect de l’esprit du texte du 10 mai ;
• l’ouverture de négociation avant les présidentielles, dès la fin du mois de mars ;
• le rattachement administratif de tous les candidats au PC qui se portait garant du financement de la campagne, ce dernier point étant non négociable.
Gilles Benard a tout de suite remarqué que la réunion était donc terminée et il s’est étonné que le PC revienne à l’époque des compagnons de route… Eric Coquerel a demandé aux camarades du PC s’ils réalisaient bien la portée de leur propos et l’accueil qu’ils auraient dans les collectifs.
L’échange s’est donc malgré tout prolongé quelques instants pour savoir s’il s’agissait simplement d’une question financière ou d’une question plus profondément politique. Eric Coquerel a tenu à rappeler que tout le monde était conscient de la nécessité de répartir justement les frais de la campagne et qu’il fallait trouver une solution équitable pour que le PC ne soit pas le payeur. On pouvait s’entendre sur un principe (un parti récupère au prorata de ce qu’il investit) mais faire du rattachement administratif au PC un préalable non discutable c’était aller à l’échec. Tout alternative financière a, néanmoins, été écartée.
Jean-Luc Gonneau a précisé que, pour lui, l’important n’était pas le financement mais la réalisation d’une campagne commune, laissant entendre qu’il ne voyait pas de problème majeur à l’acceptation de la proposition du P.C.F.
Sur les deux premières questions, la délégation du PCF a laissé une porte ouverte : sur la réactualisation de la stratégie, sur la date limite de fin mars (« on est pas à deux semaines » ont-ils dit) mais pas sur le 3ème point. Sur le fond, Gérard Mazet a répondu, notamment, que le PC n’avait pas l’intention de financer un nouveau parti, qu’il ne voulait pas d’une négociation interminable, et qu’il avait tiré un bilan très négatif de ce qui s’était passé pour le choix du candidat à l’élection présidentielle ; il valait mieux que personne ne soit trompé et que les choses soient claires dès le départ. Il s’agissait bien donc d’un choix stratégique même s’il a réaffirmé croire à la nécessité du rassemblement antilibéral.
Pour Bertrand Hérisson, il fallait en définitive comprendre que, la stratégie d’utiliser les collectifs à son profit lors de la présidentielle ayant échoué, la direction du PC faisait, donc, désormais le choix de repousser à des jours meilleurs l’objectif du rassemblement de la gauche antilibérale.
Gérard Mazet l’a laissé libre de cette interprétation.
J.M. Jacquot a demandé s’il s’agissait bien d’une orientation nationale du PC. La réponse a été claire : oui.
En conclusion E. Coquerel a expliqué que les propositions du PCF seraient rapportés aux collectifs et qu’il espérait que cette décision serait rediscutée au sein des instances du PCF au vue de la réunion qui venait d’avoir lieu, et que le PCF devrait avant tout considérer comme une ouverture.
La réponse de la délégation du PCF laisse peu d’espoir.
Compte rendu écrit par B.HERISSON, délégué collectif 19ème.
