Compte rendu de la réunion entre Fédération 75 LCR et Intercollectif Parisien
Après la FD 75 du PCF des représentants de l’Intercollectif parisien ont rencontré la direction fédérale de la LCR mercredi 11 avril.
Pour l’Intercollectif : Eric Coquerel (11ème), François Labroille (18ème) et Olivia Merson (Paris centre) étaient présents.
Pour la FD 75, quatre membres de la direction fédérale.
La règle du jeu était la même que lors de la réunion avec le PC : les représentants de l’Intercollectif étaient là pour entendre la position de la LCR sur des candidatures unitaires à Paris et échanger sans aucun mandat de négociation. En outre nous avons tenu à rappeler les collectifs qui nous mandataient pour cette réunion (certains collectifs ne se réunissent plus et ne sont pas représentés à l’Intercollectif).
La DF de la LCR a expliqué nous avoir répondu tardivement car il a fallu le temps que le débat sur cette rencontre ait eu d’abord lieu dans toutes les sections puis à la direction fédérale.
La LCR a ensuite présenté plusieurs des points contenus dans la résolution de sa direction nationale (Cf Lettre Rouge du 2 avril ci-dessous) et considérés comme des préalables :
• Une clarification jugée toujours nécessaire sur les accords avec le PS : pas de participation gouvernementale, de majorité parlementaire, de vote du budget.
Cette clarification s’étend également à l’impossibilité d’un accord sur les législatives avec quelqu’un participant à un exécutif local avec le PS (région, département, municipal).
Tout accord local sera soumis à une approbation nationale sachant que la LCR est partie pour présenter une grande majorité de candidats mais qu’elle entendait laisser possible des accords unitaires.
• Pas de préalable sur l’association de financement.
La délégation de l’Intercollectif a répondu sans préjuger de l’avis de chaque collectif mais en s’appuyant sur tous les textes des réunions nationales y compris Montreuil et Bobigny y compris sur la non participation à un gouvernement sur la base du projet pacte présidentiel de Ségolène Royal.
Par contre elle a rappelé qu’il n’avait jamais été question de subordonner les législatives aux autres exécutifs locaux ce qui, du coup, excluait le PC mais aussi plusieurs des camarades investis dans le mouvement unitaire (exemples donnés : Clémentine Autain, Claire Villiers) et des mouvements associés avec eux à ces exécutifs. Il s’agirait alors de faire un accord sur les positions de la LCR et excluant d’autres courants ou sensibilités, organisés ou pas.
• Un membre de la DF LCR a demandé s’il était imaginable qu’il y ait un accord collectif/LCR excluant le PC ?
La délégation a répondu que là aussi chaque collectif serait juge mais que sur la base des différents textes et de la décision de Bobigny qui fait accord dans l’Intercollectif de rechercher avant tout des candidatures uniques, on ne pouvait imaginer remplacer une composante par une autre sur des bases qui n’ont jamais été celles de la démarche unitaire. Ce qui ne signifiait pas que si le PCF refusait jusqu’au bout des accords et qu’un accord partiel avec la LCR était trouvé sur des bases correctes cela ne puisse se faire. Cela dépendra des collectifs mais ce n’est absolument par le but voulu et recherché au départ.
• La DF 75 a dit son pessimisme pour un accord sur tout Paris mais pensait cela "jouable" sur le 11ème (la circonscription avec le 20ème), le 18ème, le 14ème sans vraiment d’explications précises sur les raisons de cette supposition.
La délégation a dit son espoir que la situation de division des présidentielles ne se renouvelle pas dans une ville où la gauche antilibérale se diviserait des miettes à 2 voir trois candidats. Elle a réaffirmé que des candidatures unitaires pour une alternative au libéralisme ne prendraient tout leur sens que s’il s’agissait de candidatures uniques. Et que l’unité supposait forcément des négociations et des concessions de part et d’autre.
Elle a demandé des précisions sur le caractère incontournable de la condition "pas d’accord avec des personnes participant à des exécutifs locaux". La réponse a été de dire que cela dépendait des positions prises et que cela pouvait peut-être se discuter.
Décision a été prise de se revoir après le 1er tour des Présidentielles, en principe le mercredi 25 avril.
Compte rendu élaboré par Olivia, François et Eric.
CR de réunion entre Fédération 75 LCR et Intercollectif
Salut,
Maintenant, la position de la LCR 75 est :
"Cette clarification s’étend également à
l’impossibilité d’un accord sur
les législatives avec quelqu’un participant à un
exécutif local avec le
PS (région, département, municipal)."
- Demande de précision : "l’impossibilité d’un accord
sur
les législatives avec quelqu’un" ça veut dire qu’on
peut pas mettre ce quelqu’un en tête, ou qu’il suffit
que ce "quelqu’un" (Clémentine Autain pour ne pas la
nommer) soit à moins de 100 mètres pour donner une
bonne excuse au chacun dans son coin ?
C’est étrange de voir que plus Besancenot appele à
l’unité, plus les conditions posées par la LCR
deviennent restrictives ...
Selon la LCR, l’’unité n’était pas possible pour cause
de "manque de clarté vis-à-vis du PS", maintenant que
Montreuil a tranché dans le bon sens (en l’absence de
la direction de cette même LCR donneuse de leçon),
l’unité n’est pas possible pour "manque de clarté
vis-à-vis de Clémentine Autain".
Parlons de Clémentine Autain : perso je n’ai pas suivi
tous les positionnements des uns et des autres mais je
me souviens que Clémentine Autain était la seule élue
et/ou porte-parole d’une organisation politique
présente aux procès des militants condamnés dans le
cadre de la lutte contre la loi Fillon, militants
condamnés dont j’étais.
Perso, ça me suffit pour militer ensemble, avec
Clémentine Autain et d’autres, à l’émergence d’une
alternative au libéralisme.
"Tout accord local sera soumis à une approbation
nationale" de la LCR, ça signifie que pour des
candidatures communes sur le 19ème c cuit, non ??? Au
moins c clair, on perdra plus de temps, on pourra se
faire la guéguérre jusqu’à ce que Sarkozy ou LePen
nous mettent en taule. La direction de la LCR
protestera alors contre le fait d’être mis dans le
même sac que nous, affreux réformistes. Chacun son
combat !
Tout ceci me fait de plus en plus penser à la chanson
de Bénabar :
"On impovise,
On trouve quelque chose,
On n’a qu’à dire à tes amis
Qu’on les aime pas et puis tant pis !"
Tout ceci me conforte dans l’idée qu’il n’existe
qu’une candidature unitaire dans les faits : la
candidature issue des collectifs, la candidature Bové
...
Adrien, qui se marre (jaune)
CR de réunion entre Fédération 75 LCR et Intercollectif
Il est des moments où la quête unitaire relève du sacerdoce, ce qui est difficilement compatible avec une laïcité conséquente. La "pureté" de la direction de la LCR, qui n’empêche pas le candidat Besancenot d’accepter les parrainages d’élus sociaux libéraux (et plus sans même affinités) en 2007 comme en 2002, relève, à la lecture de la position nationale de ce parti, d’une volonté d’exclusive dont espérions, sans trop d’illusions, qu’elle n’était plus dorénavant que l’apanage de LO.
Reste qu’il convient de bien distinguer la direction de la LCR de nombre de ses militants qui ont participé avec détermination et honnêteté aux combats et aux constructions untiaires de ces dernières années.
Il est possible, à eux de se déterminer, et même probable que certains de ces militants continuent leur engagement dans les collectifs.
Il faut aussi, quitte à le déplorer sans pour autant se transformer en bureau permanent des pleurs, considérer que l’épisode législatif qui va s’ouvrir n’est qu’un épisode, et qu’il est improbable que les causes qui sont à l’origine de l’unité manquée à la présidentielle disparaissent comme par enchantement pour rendre possible une unité aux législatives. Il y aura des candidatures partiellement unitaires, en nombre sans doute restreint. On ne peut guère faire mieux avant de reprendre le débat sur la construction d’un mouvement alternatif au libéralisme digne de ce nom. Essayons donc, circonscription par circonscription, de faire au mieux ou au moins mal, ce qui commence, au contraire de la position de la direction de la LCR, par ne pas multiplier les exclusives et autres conditions préalables destinées en fait à marquer, à l’image des urines animales, des "territoires" dérisoires
CR de réunion entre Fédération 75 LCR et Intercollectif
"Encartée" nulle part, pour moi, ça confirme malheureusement le constat que je fais depuis plusieurs mois : le diagnostic de la LCR était le bon depuis le début.
Que le PCF fasse ce qu’il a fait dans nos collectifs, après tout, c’est hélas de bonne guerre, tenus qu’ils le sont par des accords avec le PS, et pour sauver leurs élus.
Par contre, que d’autres, aujourd’hui derrière le ticket Bové/Hulot-Ushuïa/Pingaud-EuroRSCG, aient fait le choix de ne pas soutenir dès le début les demandes de clarification de la LCR (hélas, j’en faisais partie...), pour jouer la carte PCF, puis, ensuite, s’aidant des pratiques prévisibles du PCF, revenir par la petite porte hors débat sur les candidatures en ayant réussi le tour de force au final de n’avoir ni le soutien de la LCR, ni celui du PCF (tant va la cruche oscillant politiquement qu’à la fin...), ça, ça l’est moins.
Au moins, ici, pas de préalable "organisationnels", rien que du politique. On peut être ou ne pas être d’accord, mais là, le débat se place sur le terrain politique et pas ailleurs. Ce que rétrospectivement, je me rends compte qu’ils ont fait depuis le début.
Alors pour moi, au vu de la campagne, je voterais OB, et, si au législatives il n’y a pas d’accords unitaires clairs, je recommencerais. Pas d’unité antilibérale avec Delanoë en embuscade !