Lieu : Restaurant Le Moai Bleu, 97 rue de Ménilmontant à 19 h.
Présents : 25 personnes, dont des militants politiques (LCR, PCF, Alter Ekolo, Alternative Citoyenne), des sympathisants (gauche du PS et PT) et des militants syndicaux (CGT, Sud) et associatifs (ATTAC, APEIS, AC !, … ).
Présidence de séance par Gildas Compte rendu par Louis.
1. Discussion politique
Introduction : échos de la réunion de « précampagne » de José Bové (Nîmes, le 26 janvier)
Cette réunion, qui avait été décidée à Montreuil, a eu lieu à Nîmes (pour sortir de Paris). Des retours directs et indirects en sont donnés. 100 personnes présentes venant des horizons les plus divers. Objectif : passer du virtuel au réel. Compliqué du fait de la diversité.
Quelques grandes questions :
• Diversité des situations des collectifs après l’échec des 10-11 décembre. • Qui a signé l’appel ? 10 % seulement de gens « connus », les autres des individualités. Donc un double mouvement : une candidature qui se nourrit des collectifs, mais aussi portée par une demande venue d’ailleurs. • Le programme : reprendre les 125 propositions en comblant les parenthèses, en sortir quelques grands axes. • Une campagne collective. JB est le prétexte d’une expression citoyenne et se coule assez bien dans cette peau. Il y aura un collectif de porte-paroles (JB a rencontré les personnalités du collectif national mardi) et un collectif de campagne. • Ce sera une campagne d’individus et de collectifs ; pas de superposition obligatoire collectif antilibéral/comité de campagne. • Roland Mérieux (Alternatifs) sera mandataire financier. • Signatures : déjà des sûres, pas mal d’intentions. Il va falloir aller à la chasse. • A la recherche d’un local à Paris. • Un emprunt sera contracté. • Impression d’une certaine confusion au niveau de l’organisation. • Lancement le 1er février de la campagne : conférence de presse à Saint-Denis, après une visite de quartier à Argenteuil, puis rencontre avec des femmes du mouvement social. Puis programme télé sur la fin de la semaine. 1er meeting le 7 février à Aubagne.
— Un inervenant : a fait une récolte de signatures à la Fontaine des Innocents : difficile. Mais échos d’autres campagnes Pte de St-Ouen et Pte Montmartre : au contraire des succès.
— : cette candidature est un pari. Si elle est réellement populaire, si l’électorat populaire s’en fait une arme dans la lutte des classes comme il s’en est faite une du Non, elle peut faire un tabac. On va le savoir assez vite. Il faut y aller.
— : cette candidature ne repose pas sur un parti, on a tout à monter au niveau de l’organisation. JB n’est pas un homme providentiel. Sa voix portera par le travail qu’on fera avec lui. Il apprend aussi en marchant, y compris à jouer collectif. C’est notre boulot de l’aider et de donner à sa candidature le contenu nécessaire.
Intervention « sauvage » de deux militantes : une impression d’inorganisation, mais peut-être un nouveau style de candidature ?
— : suggère de faire un nouveau sondage sur les partisans de JB au sein du collectif. Sur le « bordel » apparent : arrêter de se poser des questions. Ne pas attendre que ça vienne du haut comme pour l’ancien collectif national. C’est à nous de nous organiser, pour que ça parte du bas vers le haut et pas l’inverse.
— : c’est la dernière cartouche pour une campagne unitaire ; il ne reste que ça. JB paraît atypique : c’est le bordel des forums sociaux, ça ne peut être que déroutant. Si la mayonnaise ne prend pas, il partira. Utilisons cette candidature. Il est frappé par le nombre de gens autour de lui qui ne savaient pas pour qui voter, et qui maintenant le savent. Si ça ne marche pas, le collectif continuera : les luttes (8 février), les législatives. Il faut tenter le coup, on verra
— : il n’y a pas de certitude sur cette candidature trait d’union : le mouvement des collectifs est divisé, la candidature reste à construire. Il y a 3 mois. JB n’est pas un candidat comme les autres. Sa candidature est portée par une dynamique, par la volonté de donner un débouché politique aux luttes, un débouché séparé du libéralisme ; la candidature JB peut être un point d’appui pour populariser nos propositions, mais elle ne doit pas être en contradiction avec les objectifs stratégiques du mouvement
— : l’augmentation du score de Bayrou dans les sondages est le signe d’un manque. JB a sa place. La population attend quelque chose. La carte JB doit être jouée. La situation a évolué très vite. Il faut faire référence à la charte. Il y a des incertitudes de ce côté là.
— : la campagne de MGB ne marche pas ; celle de SR est en panne ; celle de Sarkozy marche ; il y a Le Pen ; il y a des gens qui s’interrogent, nous pouvons « capitaliser » ( !) sur les 90 % de signataires que nous ne connaissons pas ; ça va au-delà du mouvement des collectifs anti-libéraux. On travaillera avec des enfants issus de l’immigration dans les collectifs, il y a une attente. Cette candidature permettra de parler aux classes populaires qui ne sont pas représentées dans les collectifs.
— : (filant humoristiquement la métaphore) : la candidature de Bové est un « bon investissement » et sera « rentable » ; ça ressemble aux forums sociaux, mais il ne faut pas trop que ça continue comme ça. Il n’est pas que le candidat des collectifs. Il faut se faire à l’idée que cette candidature dépassera les collectifs. On ira à la rencontre des 90 %. Tous ne viendront pas. Il ne faudra pas prendre ces personnes de haut, il ne faudra pas vouloir contrôler, ne pas reproduire les comportements d’appareils que nous dénonçons. Il faut inclure les thèmes de la justice de la loi ; montrer le caractère irréversible des OGM, mais ne pas axer la campagne sur un axe « écolo mais pas rigolo », même si ça a un sens.
— : évoque son cheminement : tout d’abord ses hésitations, elle voulait attendre, mais elle a signé l’appel et maintenant elle va soutenir la candidature de JB, sa position a évolué.
— : content de la 3e candidature : beaucoup de gens se sentaient orphelins
— : le « bordel » n’est pas si inquiétant que ça, le mouvement se crée et doit passer par cela. Si on ne va pas jusqu’au bout de la candidature, ça n’est pas si grave que cela, mais on aura fait apparaître notre courant ; profitons-en.
— : Aller jusqu’au bout. Ce n’est pas une candidature de trop, une force est en train de se mettre en place. On invente en marchant.
2. Structuration du collectif
Introduction : compte-rendu de l’intercollectif du 26 janvier
À Paris, autant de situations que de collectifs : aux deux extrêmes, le 17e entièrement pour MGB et le 19e entièrement pour JB. Peu de collectifs sont partis en campagne. Le 12e fait un meeting pro-Bové avec RM Jennar le lundi 5 février. Un meeting parisien est prévu avec invitation des signataires 75 de l’appel. Proposition de campagne parisienne (voir détails sur le CR sur le mail).
Au nouveau collectif nationaI, il y aura 4 représentants des collectifs pour la région Ile-de-France. Delphine est pressentie avec un autre camarade comme suppléant pour Paris.
Vendredi 9 : comité de campagne parisien aux 3 maillets (angle rue St Denis rue de la Cossonnerie aux Halles)
Le débat s’engage sur une proposition pour la structuration du collectif 20e : création d’un comité de campagne au sein du collectif. Pourquoi ? ceux qui veulent y aller pour la campagne de JB doivent pouvoir y aller sans remettre en cause l’unité et la stratégie . il y a d’autres problèmes à traiter qui justifient la continuation de l’activité du collectif en tant que tel.
La quasi totalité des camarades de la LCR, tout en continuant de regretter qu’il y ait deux campagnes, défendent cette proposition.
Certains ont du mal à envisager comment cela pourra marcher (mais espère que ça va ressembler à la campagne du référendum). — : comme force politique embryonnaire, il faudra bien définir notre attitude par rapport à la LCR et au PCF en tant qu’organisations. — : un peu dubitative, mais si les camarades le veulent c’est de droit d’accepter leur demande, elle insiste cependant sur les interactions entre la candidature et les autres sujets (législatives, luttes, etc.). — : est perplexe et craint qu’on aille obligatoirement vers une séparation. — : qui a choisi de mener la campagne Besancenot, pense inévitable une mise en sommeil temporaire du collectif au profit du comité de campagne, car mener une campagne électorale implique un investissement militant énorme et rien ne devrait venir gêner les camarades qui souhaitent mener la campagne Bové.
— 7 personnes : sont d’accord avec une proposition. — : pense que cette organisation préfigure la « maison commune » des militants que nous voulons construire, avec ses parois nécessairement poreuses. — : souligne la similitude avec une proposition de structuration de l’intercollectif parisien. — : rappelle que nous avons déjà vécu une situation analogue avec la coexistence de deux points fixes dans les manifs (collectif du 29 mai, collectif pour les candidatures) à une certaine époque. Pourrait se refaire pour les états généraux des services publics. Donc les personnes auront le choix.
— 2 personnes : proposent que les réunions du mercredi commencent par un débat général auquel participe tout le monde. Après aura lieu le comité de campagne, y resteront ceux qui veulent.
— 2 personnes :pensent que le comité de campagne devra se réunir plus d’une fois par semaine (NB : Moai bleu fermé le dimanche et le lundi).
— : exprime son incompréhension devant la position des camarades de la LCR qui font la campagne d’OB.
— 2 personnes : pensent que le comité de soutien devrait rendre compte au collectif.
Décision
• Un « Comité 20e de soutien à la candidature de José Bové » est créé pour la durée de la campagne au sein du « Collectif 20e pour une alternative au libéralisme » afin de permettre aux camarades qui ne souhaitent pas soutenir la candidature de José Bové de continuer à participer au C20pal.
• En réunion hebdomadaire du mercredi : la réunion commence par un débat général en formation C20pal (env. 1/3 du temps), puis réunion du comité de soutien (2/3 du temps) (les camarades qui le souhaitent se retirent).
• Le comité de soutien se réunit en plus du mercredi autant que besoin en fonction de la campagne.
• Cette structuration est à l’essai à partir de la réunion du 7 février
17 personnes avaient indiqué lors de la dernière réunion vouloir participer au comité de soutien. 3 personnes s’y joignent, donc une vingtaine de personnes pour l’instant.
3. Actions de campagne : comité 20e de soutien à la candidature de José Bové
Les camarades qui ne soutiennent pas la candidature de JB se retirent.
• Tract : le débat part d’une proposition pour un verso (le recto étant constitué par l’appel à José Bové), dont l’objectif est de présenter le C20pal et le comité de soutien
Il apparaît que ce verso devrait être basé sur la déclaration de candidature, tout en présentant de façon très succinte le C20alp et le comité.
— : refait ce verso dès que la déclaration de candidature est connue et le diffuse par mail pour validation. Diffs avec signatures de l’appel prévues samedi et dimanche (à préciser par mail)
• Réunion publique : samedi 24 après-midi à l’Ermitage. un militant contacte des personnalités. Penser dès maintenant à l’affiche.
• l’élargissement du collectif avec un point sur les contacts auprès de la liste des signataires Bové du 20e : remis à la prochaine réunion.
4. Divers
• l’outil internet : le communiqué du comité de soutien MGB pour l’inscription sur leurs listes Internet sera publié avec commentaire dans le prochain Info Hebdo ;
• réfléchir à la participation aux Etats Généraux du Service Public organisés à Paris, le 10 mars ;
• Points fixes à la manif du 8 février : a priori un pour le C20pal, un pour le C20jb, côte à côte.
5. Prochaine réunion :
• le 7 février, restaurant Le Moai Bleu, 97 rue de Ménilmontant, 19 h
