1. La situation du collectif
Une partie de la minorité n’ayant pas voté en faveur de la candidature de MGB a décidé de se réunir "de son côté". Le Collectif en prend acte et analyse cette situation au regard de l’enjeu finalement soulevé explicitement au cours des dernières semaines, à savoir la recomposition de la gauche antilibérale souhaitée par une partie des organisations présentes dans le collectif national, ainsi que des militants présents dans certains collectifs (dont le notre).
Il est rappelé que la démarche des collectifs était d’élaborer un programme antilibéral constituant le socle d’un rassemblement de nombreux militants, citoyens et organisations, sans aucune exclusive, et de présenter sur cette base des candidatures communes lors des échéances électorales de 2007.
Si tout le monde constate cette clarification, elle est commentée de deux façons :
• Plusieurs participants observent que les militants de cette minorité placent au-dessus de tout, y compris des échéances électorales à venir, leur objectif de recomposition de la gauche. Tous les coups sont permis pour aboutir à un scénario de recomposition dans lequel le PCF ne devra jouer aucun rôle significatif, voire pas de rôle du tout. Tout dialogue constructif avec des militants du PCF devient par conséquent impossible, car ils représentent une organisation dont la neutralisation est une condition de la recomposition souhaitée. Selon cette analyse, la scission est difficilement réconciliable entre un collectif "avant tout antilibéral" et un collectif "avant tout anti-PCF".
• D’autres participants considèrent que cette question de la recomposition est incontournable, mais qu’elle aurait dû être abordée plus tôt. Si les rebondissements récents montrent qu’elle ne pourra pas être abordée sereinement à court terme, elle devra l’être par la suite. PRS, notamment, identifie trois scénarios possibles : l’un anti-partis ou anti-PCF, un second centré sur le PCF élargi à d’autres composantes, un troisième enfin plus proche du LinksPartei allemand, dans lequel le PCF aurait un rôle à jouer.
Les participants s’accordent pour affirmer que le Collectif reste ouvert à tous ceux qui le souhaitent, et que les membres de la minorité qui on fait le choix de se réunir de leur côté sont toujours les bienvenus.
2. La réunion nationale des 20 et 21 janvier
L’ordre du jour et les modalités de participation, de décision ou de représentation ne sont pas suffisamment clairs pour que nous puissions nous prononcer. Les péripéties récentes démontrent douloureusement la nécessité de clarifier au préalable l’ordre du jour et les modalités de décision.
Un ordre du jour comportant la recomposition de la gauche antilibérale sort du cadre et de l’objet des comités antilibéraux et des comités locaux. Il s’agit d’un autre projet qui peut bien sûr être mis en débat, mais qui sort de l’actualité et des urgences immédiates.
Il est rappelé que si l’ordre du jour en était explicitement la recomposition de la gauche antilibérale, seules quelques organisations du comité national seraient intéressées à participer à cette réunion nationale.
Le contexte dans lequel il est envisagé de lancer un tel débat manque donc pour le moins de sérénité...
3. Positionnement par rapport à la candidature de Marie-George Buffet Le Collectif s’est prononcé plusieurs fois majoritairement en faveur de la candidature de MGB. Fort logiquement, maintenant que MGB a fait officiellement acte de candidature, s’est mise en disponibilité du PCF (comme annoncé) et place sa campagne sous le signe du rassemblement d’une gauche populaire et antilibérale, le Collectif décide de soutenir cette candidature.
Des participants considèrent que cette candidature a permis de débloquer une situation qui menaçait de s’enliser encore longtemps, probablement même au-delà des échéances électorales de 2007 (comme l’illustrent les derniers rebondissements médiatiques).
Tous les participants partagent la même volonté d’entrer enfin et rapidement dans une campagne qui pour l’instant se fait sans nous.
Les membres de PRS présents, face à l’existence désormais de deux collectifs dans le 20ème, ne se reconnaissent plus dans ces cadres. Ils ne remplissent plus à leur sens les objectifs initialement fixés (une nouvelle voie à gauche qui puisse être majoritaire, trouver un candidat commun à l’ensemble des composantes et éviter ainsi l’émiettement de la gauche). Ils considèrent que cet échec est lié au fait qu’il aurait sans doute fallu que toutes les composantes réfléchissent d’abord et plus explicitement à la forme de recomposition visée, et que le choix du candidat était lié au type de recomposition souhaité. Cette discussion à propos de la recomposition pourra être relancée après la présidentielle. Ils informent que pour l’échéance à venir, PRS lancera sa campagne pour battre la droite en privilégiant essentiellement les questions de contenus.
4. Décisions et actions Création d’un comité de campagne
Le Collectif Paris 20ème décide la création d’un comité de campagne pour une gauche populaire et antilibérale, soutenant la candidature de Marie-George Buffet, et chargé de coordonner et d’animer concrètement la campagne dans l’arrondissement.
Ce comité de campagne se réunira tous les lundis à 19h, première réunion lundi 15 janvier à l’UL CGT (si elle confirme son accord pour l’utilisation de ses locaux, sinon la réunion se tiendra 3 place des Grès, local prêté par la section 20ème du PCF).
Cette première réunion est ouverte à tous les participants au Collectif, et plus généralement à tous les militants et citoyens qui souhaitent s’engager dans cette campagne. Elle permettra de définir les différents axes de travail (coordination, réunions publiques, collages, distributions, Internet, etc.), les outils et les moyens à mettre en œuvre, ainsi que les premières actions concrètes.
Le Collectif se mobilisera pour ouvrir le plus largement possible ce comité de campagne, puis le décliner par des comités locaux, quartier par quartier.
Poursuite du Collectif
Le Collectif décide de poursuivre ses réunions régulières en dehors du cadre de la campagne présidentielle, et ce pour deux raisons :
• Permettre aux participants qui le souhaitent de poursuivre cette aventure, sans pour autant s’engager dans la campagne pour une gauche populaire et antilibérale autour de la candidature de Marie-George Buffet. Les militants de PRS, par exemple, mèneront une campagne de contenus, antilibérale, sans pour autant appeler à voter pour tel ou tel candidat.
• Conserver un espace de dialogue ouvert à toutes les sensibilités du rassemblement antilibéral, mener ensemble la campagne législative si un accord peut être trouvé sur les candidatures, poursuivre l’élaboration du programme antilibéral, et plus généralement prolonger les échanges sur tous les thèmes (y compris et pourquoi pas, mais dans un contexte plus apaisé, celui de la recomposition de la gauche ?).
En cette période de campagne où les énergies seront beaucoup sollicitées, il est proposé que ces réunions du Collectif se tiennent toutes les 3 semaines. La prochaine serait donc le lundi 29 janvier (date à confirmer, notamment en fonction des réunions du comité de campagne et de l’actualité de la réunion nationale des collectifs).
Ce compte-rendu sera transmis au collectif national.
