Voici, très rapidement résumés, quelques-uns des thèmes abordés :
- La logique d’une charte « antilibérale » risque d’être perçue comme trop négative (il s’agit de « riposter », de « s’opposer », de construire une « alternative »). Il nous semble plus convaincant de partir des besoins et des aspirations de chacun, d’affirmer préalablement les valeurs pour lesquelles nous battons. Pourquoi pas « liberté, égalité, fraternité » ? Les droits de l’homme et les idéaux républicains, le développement humain doivent être les objectifs de toute action politique. C’est parce que le capitalisme va à l’inverse de cette logique que nous le combattons. L’un d’entre nous propose même de partir des rêves d’avenir des jeunes pour mieux mettre en accusation tout ce qui s’oppose à leur réalisation.
- Dans la présentation de nos projets en matière économique et sociale, ne serait-il pas plus convaincant de mettre en premier lieu les questions de financement ? En effet, on nous reproche souvent d’être irréalistes, de ne mettre en avant que les dépenses sans se préoccuper des recettes. N’ayons pas peur de « parler argent ». Les libéraux ne parlent que de faire baisser les impôts (il ne visent généralement que l’impôt sur le revenu, sur la fortune ou l’impôt sur les sociétés, en omettant de parler des impôts indirects, socialement injustes). Disons au contraire : « vive l’impôt ! », instrument de partage et de justice sociale.
- Certaines questions sont absentes du canevas de charte : les médias et l’information, l’immigration, la culture, la sécurité, l’aménagement du territoire, les OGM, les libertés syndicales. Il nous semble souhaitable d’en parler parce qu’il s’agit là de questions qui vont de toutes façons faire irruption dans les campagnes électorales.
- Certaines questions, nous le savons bien, vont faire débat parmi nous (la croissance, le nucléaire, etc.) Pourquoi ne pas baliser ces questions, exposer clairement les différends est annoncer que nous soumettrons certaines de ces questions au référendum ?
