170 présents. Un public assez varié mais surtout militant, appartenant ou non à des organisations.
Les constats
• L’état de la campagne pour l’appel des candidatures unitaires :
>> 3700 signatures à ce jour.
Un article conséquent dans Politis, journal du 09/03/06, concernant ce forum mais très peu d’écho de notre campagne dans la presse malgré les contacts.
Il a été acté le refus de M.G. Buffet « d’annoncer une candidature communiste à la présidentielle avant d’avoir exploré toutes les voies d’une candidature unitaire à gauche du PS ». A la Mutualité, début mars, elle a déclaré mettre en débat la candidature communiste pour porter cette aspiration unitaire.
Quant à la LCR, à l’occasion de son congrès, elle a opté pour la levée de tous les obstacles à des candidatures unitaires.
Des constats insistants ont été réitérés : de l’urgence à passer à une vitesse supérieure dans cette campagne, et de la nécessité à partir gagnant et à rassembler un large mouvement populaire, au delà des réseaux.
Nous sommes les mieux placés à gauche pour battre la droite.
La conjoncture actuelle présente une opportunité historique qui risque de ne pas se représenter avant longtemps. D’où la responsabilité qui est la notre à tous.
• Des appréciations contrastées de l’état des lieux sur l’immobilisme ou la capacité des partis ( LCR, PC ) à s’adapter. Cet attentisme pouvant saboter une vraie campagne.
Pour la Ligue, malgré leur engagement à l’occasion de leur congrès, ils ne devraient pas continuer à demander , en l’état actuel des choses, l’impossible : un programme résolument anticapitaliste et des doutes quant à la possibilité de faire un programme commun unitaire.
• Les relations avec le PS
Pour le PC, il a été demandé de rompre explicitement avec les tentations de replâtrage avec le PS pour éviter la catastrophe (Gérard Mazet a précisé que cette clarté était de fait acquise même si elle ne pourra être plus explicite que prochainement, lors de leur congrès).
Certains ont envisagé le principe d’accords gouvernementaux avec le PS. Mais majoritairement, les interventions s’opposaient à de tels accords, quels qu’ils soient, dans un gouvernement.
• On continue la lutte depuis le 29 mai. Depuis les citoyens se sont mobilisés dans la rue mais que peuvent-ils faire de plus ? On ne voit pas de vraie dynamique impulsée par les partis. Quelqu’un a demandé pourquoi si peu de militants PC ou LCR participent à la mise en route de la campagne unitaire.
Les propositions
• La campagne :
On a besoin de sous, d’un matériel de campagne, des médias, de militants pour aller vers les gens. On a besoin que la LCR et le PC travaillent ensemble. On a besoin d’aller à la rencontre des syndicats et des associations qui peuvent craindre les logiques électorales. Etant donné la mixité de composition des collectifs dont ces organisations sont partie prenante, il faudrait créer d’autres cadres de rencontre et de convergence.
Il faut continuer à être présent dans les luttes auxquelles nous sommes intrinsèquement liés.
• Les candidats
Il se dégage pour beaucoup le fait que les candidats de partis sont trop marqués par ce qu’ils représentent pour être vraiment des candidats fédérateurs. D’autres pensent le contraire.
L’idée de campagne à plusieurs est évoquée à plusieurs reprises, même si on ne présente à l’arrivée qu’un seul candidat par obligation juridique. Si on déjoue le piège du régime présidentiel de la 5e République, le choix du candidat à la présidence ne devrait pas poser problème.
• Le programme
Beaucoup s’accordent à dire qu’on est tous d’accord sur la majeure partie des points de programme.
S’appuyer sur un programme, oui mais pour construire une dynamique, organiser la rupture, ne pas s’appuyer que sur un programme.
Il est nécessaire de construire ce programme en concertation publique en anticipant l’élaboration d’une nouvelle constitution pour une démocratie plus participative. Les collectifs du 29 mai travaillent activement en ce sens en préparant la charte antilibérale (finalisée pour le 13 mai, Assises nationales des collectifs).
Ne pas oublier les contenus écologiques et antiproductivistes souvent mal traités en regard de leur importance.
Nous devons proposer une offre programmatique qui interpelle les abstentionnistes ou ceux qui seraient tentés par un vote de rupture à l’extrême droite.
• Le 2e tour et après
Le débat se situe entre l’absence totale de compromis électoraux avec le PS et des accords au coup par coup de listes électorales panachées et représentatives.
2 questions ont été posées :
Est-ce que la LCR est prête à se désister au 2e tour au profit du PS sans pour autant participer au gouvernement ?
Est-ce que le PC est prêt à ne plus participer à un gouvernement dominé par les socio-libéraux ?
Enfin, il faut mener une véritable réflexion sur l’idée de gouvernance, assumer le fait qu’on puisse arriver au pouvoir, se projeter dans le futur.
Il a été proposé d’ici un mois environ d’organiser un autre forum à Paris et dans les régions et par la suite une réunion nationale.
