Oui, une Autre Europe s’est mise en marche avec des militant(e)s associatifs, des partis politiques anti libéraux, des citoyens(e)s en colère. tout au long du cortège, mêlé à la musique de Kurt Weil, à des chants révolutionnaires de tous les pays.
La bourgeoise Strasbourg avait frileusement refermé ses volets et baissé pudiquement les stores de ses boutiques, devenue soudain sourde et muette face aux 10 000 manifestant(e)s qui passaient sous ses fenêtres, craignant sans doute que s’abatte dans ses murs un terrible cataclysme.
On pouvait apercevoir quelques badauds retranchés de l’autre côté de la rive séparée par l’Ill, la rivière qui traverse Strasbourg. Le soleil était au rendez-vous mais pas le grand froid qui avait été annoncé par la météo.
La manifestation a commencé par un discours en français et en allemand de Francis Wurtz puis le cortège s’est mis en branle, Marie Georges Buffet, Olivier Besancenot marchant derrière la banderole contre la directive Bolkestein portée par leur parti réciproque.
Au niveau associatif, les militant(e)s d’Attac étaient très présents, des militant(e)s de syndicats français, allemands et belges étaient venus avant le grand rendez-vous des syndicats du 14 février (sans doute parce qu’il était plus facile de venir un samedi qu’un jour de semaine), et bien sûr avec leurs sucettes revendicatives, les militant(e)s des comités du non n’étaient pas des moins dénonciateurs de cette directive que nous avons hâte de voir définitivement jetée à la poubelle de l’histoire.
