Réunion des collectifs parisiens issus du 29 mai
Faut il changer les institutions pour réussir la transformation sociale ?
29 décembre 2005 - Par 

Martine Lozano

Il semblerait que la constitution de la 5ème république soit à bout de souffle et que la démocratie sociale soit à réinventer :

• Le non-cumul des mandats,
• la limitation dans la durée,
• le droit de vote des immigrés aux élections locales ,(le slogan importé des Etats unis " one man one vote " est toujours d’actualité ; il concernait dans ce pays le droit de vote des populations noires. En effet ces populations non seulement ne votaient pas mais de plus subissaient les lois ségrationnistes.),
• la proportionnelle,
• la rotation des pouvoirs,- une véritable citoyenneté dans l’entreprise permettraient de redonner du pouvoir aux citoyens et de faire de la démocratie un moteur de la transformation sociale.

Le socle de la nouvelle constitution sera celui des droits.
Ils ne devront pas être renvoyés au préambule comme c’est le cas aujourd’hui et ces droits seront civils, politiques, économiques et sociaux, s’appliquant à tous les citoyens. De ce fait ces droits deviendraient imprescriptibles et contraignants , opposables devant les tribunaux .

On peut citer :

Respect du droit d’asile.

Parité pour toutes les élections.

Droit de grève.

Droit syndical.

Droit à la santé et à la protection sociale, ce droit exige le maintien d’un service public pour permettre l’égalité des droits et le droit à la santé pour tous.

Droit à l’instruction.

Doit à compensation pour les personnes handicapées.

Respect des libertés publiques.

Droits égaux de l’homme et de la femme : la parité devra être généralisée et rendue obligatoire pour toutes les élections.

Droit d’obtenir un emploi.

Sur le respect des libertés publiques, la tentation est grande y compris dans nos démocraties de se ménager des exceptions dérogatoires. pour limiter les libertés car la cinquième République le permet : c’est le cas pour l’état d’urgence en vigueur aujourd’hui qui intervient " en cas d’interruption du fonctionnement régulier des pouvoirs publics " selon la constitution.

C’est aussi le cas pour toutes les atteintes aux libertés publiques : empreintes génétiques, fichiers informatiques, surveillance vidéo.

Les libertés publiques sont en danger.

Enfin selon Yves Salesse : il faut cependant marquer un recul vis à vis de ce sujet " car ce n’est pas parce qu’elle désapprouve les institutions qu’une part des milieux populaires ne vote pas… "

Il ajoute les " organisations politiques, syndicales, associatives, doivent remette en cause leur mode traditionnel d’intervention et de fonctionnement…

Car rénover la démocratie c’est chercher la manière d’associer tous les citoyens… "

C’est pour cette raison que le moteur de la nouvelle constitution sera l’implication citoyenne active.

Martine Lozano

Forum
Faut il changer les institutions pour réussir la transformation sociale ?

« Souriez vous êtres filmés »

En son temps Michel Foucault s’interrogeait « si le fait de vivre dans une démocratie revendiquée suffisait à garantir les libertés… Sachant que les individus vont adopter des conduites adaptées au processus mis en place… »

Ce sont à ce jour cependant des mesures pouvant prolonger la garde à vue de 6 jours, des vidéo surveillance, la conservation des données de connexion Internet obligatoire, le contrôle des plaques d’immatriculation par la police ainsi que l’accès aux fichiers des compagnies aériennes qui sont mis en place. Les jeunes qui voyagent dans des pays à risque seront contrôlés. Sur la vidéo surveillance, c’est bien notre pays qui peut dorénavant rivaliser avec la grande Bretagne très en avance sur le sujet car la plus équipée du monde. On compte en France, un million de caméras et la RATP va en installer en nombre significatif. On peut citer également les atteintes aux libertés liées aux empreintes génétiques par des contrôles biométriques qui tendent à s’installer comme par exemple «  : regarder le blanc des yeux pour rentrer dans un établissement. » C’est aussi la loi anti casseur votée après 1968 qui est ressortie pour prononcer des responsabilités collectives lors d’une manifestation De plus la constitution de la cinquième république permet dans son articles 16 mais pas seulement des dérogations à la démocratie en « cas d’interruption du fonctionnement régulier des pouvoirs publics » c’est le cas de l’état d’urgence , certes supprimé à ce jour mais qui pourrait revenir sous une forme plus définitive. Le mécanisme a été testé. Alors le France une démocratie certes mais sous surveillance

Martine Lozano Paris .

8 janvier 2006 - Répondre à ce message
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