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Grève de la faim d’un étudiant contre "l’occupation policière à la Sorbonne"
29 mars 2006 - Par François Soltic

Un étudiant de 23 ans, thésard en philosophie et opposant au CPE, observe, devant la Sorbonne à Paris (Ve), une grève de la faim qu’il a entamée vendredi, pour dénoncer l’"occupation policière de la Sorbonne", a constaté samedi matin un journaliste de l’AFP.

Installé boulevard Saint-Michel, en face de la faculté, à côté d’une pancarte "en grève de la faim pour la libération de la Sorbonne", Alexandre Duclos entend dénoncer la présence de la police dans l’université où il étudie, le CPE, la précarité a u travail et le gouvernement.

L’étudiant dit avoir choisi un moyen pacifique, la grève de la faim, pour lutter contre le CPE après avoir assisté ces derniers jours, à l’occupation "extrêmement violente" de l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), même s’il assure rester "solidaire avec toutes les formes d’action".

Après avoir passé la nuit dehors "dans le froid, sans fermer l’oeil", une couverture sur les genoux, assis sur une chaise de camping, ce jeune diplômé de Sciences-Po Paris boit de l’eau sucrée et prend des gélules de vitamines pour "tenir le coup".

Dans les tracts qu’il distribue depuis vendredi matin, il s’en prend tour à tour aux policiers qui occupent la Sorbonne, au CPE, au CNE, à la loi sur l’égalité des chances, à un "gouvernement aveugle et sourd aux souffrances des gens" et à la "guerre économique" qui règne en France, cette "République bananière".

Un bonnet vissé sur la tête, emmitouflé sous plusieurs parkas, Alexan dre pense arrêter sa grève de la faim quand il pourra de nouveau rentrer librement dans la Sorbonne, sa "maison".

En attendant, il passe le temps en discutant avec les passants, en lisant Spinoza ou Confucius et en citant La Boétie : "Seule l’amitié permet de résister à la tyrannie".

© AFP. du 25/03/06

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