Réunion des collectifs parisiens issus du 29 mai
"Minutes" de la réunion publique du 29 juin 2006 à Paris-centre
7 juillet 2006 - Par 01234 - Franck Mérat

Ces "minutes", sans prétention de la part du collectif, nous paraissent malgré tout révélatrices de la situation actuelle.
Elles ont été rédigées par Anne Le Quellec.
Merci pour sa peine et veuillez excuser les imprécisions éventuelles !

Réunion publique du 29.06.06 : 27 présents.

Introduction (Franck) :
Présentation du contexte chronologique de cette soirée pour les personnes qui ne seraient pas au courant du déroulement des événements propres au collectif dans le quartier depuis deux ans :
Le premier rassemblement s’est créé lors de l’appel des 200 en février 2005, pour la campagne contre le TCE, et notre collectif en est donc issu. Une rupture avec le libéralisme et avec un certain mode de politique people donnant la priorité à la médiatisation au détriment des contenus, devient à l’évidence nécessaire pour ne pas courir à la catastrophe (dynamique sociale, injustices…).
Motivation des présents : dépasser ce bulldozer gigantesque du libéralisme qui oppose les minorités les unes aux autres pour mieux régner et s’attaque aux acquis. Le premier signe du réveil de la population a été le « non » au traité constitutionnel européen et plus récemment le refus du Contrat Première Embauche. La crise actuelle s’est confirmée avec les événements touchant les banlieues qui ont été exploités par les intérêts des pouvoirs. La fixation sur le seul discours sécuritaire montre tout de même un affaiblissement de ces pouvoirs.
Notre action s’est poursuivie par l’appel unitaire de novembre 2005 puis par celui, plus complet, de mai 2006, à un rassemblement antilibéral de gauche pour 2007-2008. Aujourd’hui nous proposons d’élargir de plus en plus ce front antilibéral pour faire avancer les choses à Paris-centre : mais qui parmi vous ne serait pas au courant de cette action ?

Précision d’Eric : Qui n’est pas au courant de l’appel, des candidatures communes, des enjeux, du déroulement de l’action, de la charte ? (Deux-trois personnes prennent la charte).

Martine G : La charte est-elle gratuite ?

Réponse : oui, mais pour ceux qui veulent participer financièrement, la cagnotte sur la table est à leur disposition.

Eric : Notre but est de lancer la liste locale regroupant l’ensemble de l’échiquier de la gauche antilibérale. Vous êtes donc invités à vous inscrire sur cette liste.

Question de Martine L : Je n’ai pas bien compris : il y a eu transformation du rassemblement après l’appel des 200 en collectif du 29 mai puis en collectif de rassemblement pour la gauche unitaire antilibérale ?

Réponse de Franck : Cette transformation n’est pas encore faite complètement, bien qu’à notre niveau, nous ayons choisi de signer l’appel. Mais notre rencontre d’aujourd’hui est destinée à constituer un collectif qui ne sera plus le collectif du 29 mai mais celui de la gauche unitaire antilibérale pour 2007-2008.

Eric précise : Notre volonté est justement de proposer la création de ce collectif de campagne Paris-centre à partir de l’appel. Parallèlement, le collectif du 29 mai existerait toujours, notamment à travers des ateliers cet été pour continuer à élaborer la charte.

Question d’Annick (PCF) : Pourquoi cette coexistence entre collectif du 29 mai et collectif de campagne ? Cela porte à confusion. Ne serait-il pas plus logique et simple que le collectif précédent débouche sur le collectif pour une candidature commune ?

Réponse de Robi MORDER (LCR) : Je suis également adepte de la simplicité et pour la transformation plutôt que la coexistence entre les deux collectifs, cela me semblant plus dynamique.

Eric : Je propose que ceux qui veulent s’exprimer lèvent la main pour prendre leur tour de parole. Qui veut s’inscrire ?
(Anne inscrit donc les tours de parole).

Jules (collectif de la place de la Concorde pour l’abolition de la peine de mort aux USA, collectif tchéchène) après avoir feuilleté la charte : Pourquoi une nouvelle charte à côté de celle de 1790 qui est exemplaire ?

Franck répond d’abord à Annick : Au niveau national, il existe une importante disparité dans la façon dont les collectifs du 29 mai intègrent les échéances électorales à venir : certains ne s’engagent pas encore, d’autres au contraire se sont aussitôt constitués en collectifs de campagne : il faut donc voir comment vont s’établir les liens entre les différentes structures.

Eric : Selon la composition de chaque collectif, son appartenance politique étant variée, ce qui en fait la richesse, les choses vont évoluer différemment. Nous aussi dirons ce que nous décidons à ce propos à la rentrée.

Martine L répond à Jules : Cette charte correspond davantage à notre société libérale que celle de 1790, avec des débats sur la sécurité sociale, les nouveaux droits des salariés, les services publics, la parité, l’écologie, etc.

Anne (Attac) : Cette charte n’est-elle pas plutôt un préalable au programme à mettre en place et ne se veut-elle pas une réflexion concrétisant un idéal, avec des propositions pouvant être réellement appliquées ? J’avais compris qu’elle était une façon de dire aux gens de quelle façon nous allions faire changer les choses.

Jules : Une charte est normalement la réunion de quelques principes de bases et ne parle pas de la façon dont elle sera applicable. Il s’agit de principes simples, incontestables. La question de comment la faire respecter, c’est autre chose.

Philippe (PCF) : Je suis d’accord avec les souhaits d’Eric et de Robi pour passer du collectif du 29 mai à un collectif de campagne pour 2007-2008 pour une alternative antilibérale, sans faire coexister les deux collectifs. Il est plus simple de passer de l’un à l’autre pour élaborer notre programme. Il y a accord entre nous sur ce que l’on veut faire qui est :
• 1 : enrichir la charte dans des ateliers où nous pourrons montrer ce que nous voulons transformer
• 2 : rejeter tout ensemble un rassemblement des uns ou des autres autour d’une seule personne ou d’une seule formation politique, le problème étant actuellement soulevé avec les médias.
• 3 : s’entendre sur une stratégie commune excluant tout accord avec le PS tel qu’il est. Ce qui n’empêche pas de s’adresser à l’électorat du PS et des verts ne s’identifiant pas au choix social libéral. Un équilibre est à trouver, les conditions à réunir pour permettre cela.

Eric répond à Jules : Notre charte n’est pas un objet fini. Une société doit se donner les moyens d’appliquer, de rendre effectif le droit théorique exprimé dans la déclaration des droits de l’homme et du citoyen. C’est ce qu’elle essaie de faire.

Jules : La charte des droits de l’homme est fondatrice.

Franck : La charte que nous avons commencé à élaborer est un outil à utiliser et affiner, en intégrant les éléments de luttes sociales et locales, pour un consensus d’action sur le terrain, pour parler dans la rue. On peut s’en servir comme d’une compilation de mesures d’urgence, en cela elle diffère de celle de 1790. C’est depuis notre constat que, malgré le « non » au TCE, la gauche, les syndicats… restaient fragmentés, que nous avons fait à l’automne ce pari : voyons où l’on est d’accord, où cela fonctionne : créons ensemble une charte pour trouver un contenu commun. Depuis que nous avons commencé ce travail ensemble, la question de la frontière au-delà de laquelle nous ne pouvons pas aller prend de la consistance, de même que la rupture avec le libéralisme et cette façon qu’ont les énarques (notamment du PS) de gérer leurs partis par un discours sur la fatalité du chômage, de la précarité… Même en rassemblant un maximum de personnes, nous ne serons pas assez nombreux pour battre la droite seuls. Si un candidat de la gauche antilibérale se retrouve au second tour contre la droite, il ne sera pas possible de refuser une négociation avec le PS, mais en refusant de cautionner une majorité qui n’irait pas dans le sens d’une rupture avec le libéralisme.

Hélène (PCF) : La première condition pour l’emporter est la candidature unique de la gauche antilibérale. La déclaration récente de JOSPIN est très adroite et dangereuse, il faut absolument se défendre.

Robi en réponse à Jules : A propos de la charte : en général les chartes sont identifiées comme telles après avoir été conçues autrement. Le style de la charte de 1790 n’est pas le seul valable juridiquement. Il s’agit là d’un faux débat.
Au sujet de la position de la LCR : Un pas en avant est franchi puisqu’en cas d’accord, Olivier BESANCENOT retirerait sa candidature partidaire. Cela dépend avant tout des collectifs eux-mêmes, de leur dynamique. Je rappelle d’ailleurs que la LCR, contrairement au PCF, n’a pas les moyens de présenter 500 signatures. Les réticences de la LCR à s’unir proviennent des leçons du passé… La clarté n’est pas encore suffisante au sujet des rapports des collectifs avec le PS : il faudrait un réel engagement à ne pas participer à un gouvernement PS, et ne pas se leurrer : le PS aura un discours de gauche au 1er tour duquel il ne faudra pas être dupe car les discours ne remplacent pas les actes. Au PS de prouver son changement. D’autres partis peuvent très bien le soutenir à travers leurs députés, la discussion de fond avec le PS n’est pas exclue. Mais la LCR attend davantage de clarté quant à la position de la gauche unitaire dans un futur gouvernement. Il est par ailleurs évident que si nous ne proposons pas de candidat commun aux présidentielles, cela profitera aux sociaux libéraux.

Jules : Une campagne à deux tours n’est pas très constitutionnelle : comment ne pas se trouver dans le même cas de figure que le 21 avril 2002 ? D’autre part, la politique consistant à ménager la chèvre et le chou n’est pas meilleure. Nous ne sommes pas à l’abri du « semonçage » libéral.

Eric : La dynamique de rassemblement existe et est la seule condition pour que les partis bougent. Il y a 8 millions de voix potentielles. Mais il faut être des millions en campagne. (« Vous voyiez ce que je veux dire ? ») Nous, citoyens, qu’est-on capable de faire ?

Annick : Comme Robi et Philippe, j’ai le sentiment que le collectif local doit éviter la coexistence entre 29 mai et campagne pour une alternative. Par ailleurs, j’éprouve un malaise face aux querelles de partis, cela va lasser les gens et je préférerais davantage discuter de ce qui va nous unir, grâce à la charte. A propos du problème de stratégies des partis longuement discuté le 20 juin, rue des Rigoles (réunion parisienne autour de l’appel du 10 mai 2006) : attention de ne pas nous éparpiller, cela nous fera perdre notre force et notre crédibilité. Et prenons garde ne pas surestimer nos forces car le « non » au TCE n’était pas uniquement un « non » de gauche. Il est nécessaire d’être constructifs, et c’est là un travail de fourmis.

Martine L : Je suis d’accord avec Hélène sur l’importance d’une candidature unique et aussi avec Annick sur la nécessité de dépasser nos clivages, de chercher ce qui nous unit plutôt que de se centrer sur ce qui nous divise. D’autre part il est indispensable de se pencher sur le contenu avant de poser la question du candidat. Le dynamisme du « non » au TCE, à mon avis, a fait qu’en 2007 la situation ne sera pas celle de 2002 et que tout notre poids reste à jouer.

Delphine : Annick a raison. Mais si on va sur les marchés, les gens nous posent toujours la question, influencés par les médias, du candidat. Aussi je me dis qu’il faudrait peut-être préparer ensemble notre réponse et être clairs entre nous là-dessus. Le système électoral fait que cela préoccupe les gens. Pour ce qui est de la coexistence entre collectifs du 29 mai et collectifs de campagne pour une alternative, cela a des raisons historiques, la construction des collectifs du 29 mai ayant été différente entre Paris et la province : à Paris elle s’est constituée dans les arrondissements avant de se centraliser, et se trouve à présent prise en sandwich entre les institutions nationales et locales. En Province, le mouvement est parti des grandes villes pour se dispatcher tout autour.
Pour information : Samedi 1er juillet, a lieu l’assemblée générale de la coordination nationale des collectifs au siège du PCF, de 10 à 13 heures : ce sera l’occasion de discuter du projet de dynamisme des collectifs locaux. Y siègeront les représentants de ces collectifs, ce qui permettra un contact direct.
Mardi 4 juillet a lieu l’assemblée générale des collectifs parisiens, à la Bourse du travail, à 18 heures et elle portera sur la coordination des collectifs parisiens( réunion annulée par indisponibilité générale suite… football et reportée à Septembre).

Eric répond à Annick : Les gens rouspètent que l’on n’ait pas encore de candidat : cela nous fait perdre de la crédibilité : ni candidat ni programme ! Je suis d’avis qu’il faudrait effectivement travailler sur notre réponse aux gens.

Annick : Le PS non plus n’a pas encore de candidat définitif. Et nous pouvons donner une réponse qui est que nous travaillons d’abord sur le contenu parce que l’on veut savoir où l’on met les pieds. Cela m’agace de voir le sujet se cantonner autour du candidat.

Anne à Annick : Que veux-tu dire par « on est sur le terrain mais on ne représente pas que son collectif. » Comment imagines-tu le passage du local au national ?

[Interruption d’Eric : Je propose que l’on mette cette question en débat.]

Monique : Le PC a meilleur crédit auprès des gens qu’autrefois, inspire davantage confiance depuis le « non » au TCE. Mais les gens ne peuvent visualiser une action politique sans avoir de nom ! Je ressens un malaise grandissant avec le PC. Depuis que Marie-Georges BUFFET est sur la réserve je crains de voir à nouveau une bureaucratie peser sur les personnes. Pourquoi brusquement, malgré cette sorte de communauté de pensée, personne n’est là pour représenter cette communauté ? Les partis sont obligés de présenter un candidat. Aussi la façon dont le PC a critiqué l’attitude de la LCR me choque-t-elle !

Franck : Notre réunion n’est pas celles des communistes du quartier mais regroupe des militants de bords variés, la LCR étant d’ailleurs actuellement très présente dans les collectifs locaux. Les organisations nationales ont à régler leurs problèmes : ne nous y arrêtons pas nous-mêmes car nous gèlerions le processus en cours. Que se passe-t-il ? Que pouvons-nous faire concrètement ? En supposant que tout se casse la figure, nous avons une capacité de résistance. Même si nous voulons gagner, notre combat local dépasse cela. Je propose qu’autour de notre débat nous imaginions une sorte de manifeste simple – qui n’aborde pas tout – appelant un lieu de débat, une volonté de le porter : à afficher dans son aspect de regroupement de différentes forces. Pour dire qu’on est massivement dans ce rassemblement et amener le débat sur la frontière entre ce qui est possible et ne l’est pas, puis publier nos conclusions afin de fédérer d’autre personnes. Car ce débat doit dès le départ s’adresser à davantage de gens.

Robi : Nous n’allons pas forcément attirer les foules dès le début. Nous sommes encore en phase préparatoire. Deux questions sont à peu près résolues : la critique de la situation actuelle et quelle société on veut construire. On ne craint plus que le PC prenne modèle sur l’URSS. La question non encore réglée est la façon dont nous allons construire cette société, notamment pourquoi aller ou non dans un gouvernement. Il s’agit d’un véritable débat politique que l’histoire, les habitudes risquent de biaiser. Le plus difficile, c’est donc le « comment ». Il faudrait proposer autre chose qui relie concret et politique : les services publics (gaz, électricité), le système par lequel les patrons voyous s’en mettent pleins les poches (et ne sont que la partie émergée de l’iceberg) : il faudrait aborder des questions politiques de fond à relier avec le concret, cela permettant un débat sur la frontière entre possible et non possible. Donc trouver publiquement des choses concrètes telles que la libre circulation, le droit de vote, qui sensibilisent beaucoup de gens. Trouver des débats capables de faire venir d’autres personnes, et pas seulement des spécialistes.

Monique (énervée) : A quoi se préparer ? L’essentiel est de faire que les institutions donnent aux gens la possibilité de vivre normalement.

Philippe : Je ne me sens pas personnellement prisonnier du modèle russe, même s’il peut toujours rôder dans l’inconscient collectif. Nous recherchons justement de nouveaux types de relations politiques et c’est extrêmement intéressant, car cela sort les gens de leurs schémas.

Monique (en colère) : Je m’en vais. Je n’admets pas cette façon de taper sur Olivier BEZANCENOT. Les gens attendent un nom : pourquoi n’est-on pas en capacité d’en donner alors que la droite, plus bête que nous, le fait déjà ? Arrêtons ce fonctionnement bureaucratique !!! Je sais que je suis confuse et hors de moi aussi je préfère partir.

Franck : Nous entretenons le dialogue entre chacun, ce qui prouve que nous ne sommes pas dans un fonctionnement bureaucratique. Nous sommes mêmes très mal organisés ! [Monique part].

Jean : Je ne suis pas politicien, juste un citoyen lambda et je crois que le collectif doit parler plus simplement. Même la charte m’a paru trop longue. Il faudrait en faire un résumé concret, parlant de ce que l’on fait vraiment, qui permette de faire venir les gens. Je ne suis pas en mesure d’expliquer pourquoi, comment, mais je sais que cela ne va pas dans ce pays.

Eric en réponse à la proposition de Franck, Robi, Jean : Ne peut-on pas pointer les questions graves dès la rentrée ? (sans papiers, etc.). On peut discuter dans les cafés, les espaces militants, associatifs. Personne ne partirait parce que ça tourne en rond. Des fiches techniques sont à élaborer à partir de la charte, à utiliser comme outils de campagne.

Annick : En résumé, je reprends les propositions concrètes : le collectif local est à constituer et nous devrions lui donner un nom dès maintenant. J’ai aussi l’idée que chacun, la prochaine fois, vienne avec une personne. En septembre, il faut être le plus rassembleur possible grâce à quelques idées phares, simples.

Robi : La question de l’emploi, du chômage, de la précarité, des licenciements touche tout le monde et pourrait être centrale dans notre campagne, en proposant une garantie de continuation des droits du salarié qui n’est pas responsable des structures où il travaille, par exemple

Annick : On s’exprime souvent confusément, en s’éparpillant : quelqu’un pourrait préparer un sujet donné, avec des chiffres pour donner un fil conducteur au débat.

Franck à Robi : Le thème évoqué doit être amené encore plus simplement : il s’agit d’un travail difficile auquel nous pourrions tous contribuer. Il faut bien s’accorder pour y parvenir : comment dégager une phrase posant tel ou tel problème ? Sous la forme d’un manifeste – avec un nom à décider dès à présent – nous pouvons aborder cinq à dix aspects précis sur lesquels nous pencher en les abordant un par un, lors de réunion bi-mensuelles par exemple. Cela aiderait à ne plus tourner en rond. Sur la question du nom : je préfère le terme « rassemblement » à celui de « collectif ». [Eric et Philippe proposent : « rassemblement pour une alternative ». Annick préfère « antilibéral ».]

Robi : La dimension « alternative » est essentielle car aux yeux de beaucoup nous sommes toujours « contre » (par exemple lors du « non » au TCE). Il faut montrer notre volonté et notre capacité de construire. Annick : Notre titre pourrait être : « construisons l’alternative ».

Robi : Pensons aussi au sigle qui résultera du nom que nous nous donnerons. RAL par exemple peut nous nuire.

Delphine : Attention de ne pas nous éparpiller avec un logo encore différent. Provisoirement c’est nécessaire mais il faudra de toute manière suivre le chemin national. Je propose que nous nous donnions des devoirs de vacances, chacun pouvant préparer de son côté des fiches techniques, ce qui n’empêche bien sûr pas de se réunir dès maintenant en ateliers.

Franck : Attribuons-nous un nom aujourd’hui et travaillons ensemble cet été.

Eric : Dès la rentrée, prévoyons des cycles de débats publics sur des sujets précis.

Annick : Il serait aussi utile de ne pas prévoir nos réunions toujours le même jour de la semaine car ce la nous prive de certaines personnes toujours indisponibles ce jour-là.

Franck : Il faut voir. On va y penser.

Philippe : On peut aussi s’installer dehors pour aborder des thèmes publics.

Delphine : Ce serait bien de venir à l’AG du 4 juillet afin de participer aux discussions sur les structures (le mandatement est une question importante à laquelle nous aurions notre mot à dire).

Philippe : Les réunions hebdomadaires peuvent aussi se faire ailleurs que dans le 3ème (2ème ou 1er arrondissements).

Annick : Peut-on se procurer une liste des coordonnées des gens du collectif pour leur faire parvenir des mails lorsqu’on a quelque chose à proposer à tous ?

Franck : Une telle liste existe : quelle.europe@free.fr .Il est possible de lui donner un nouveau nom et d’en créer une sur le site national en construction www.alternativeagauche2007.org . Qui sera là lundi ? Ce serait bien qu’il y ait du monde pour préparer la rentrée.

Conclusion :
Le nom que nous choisissons de nous donner est : « Rassemblement pour une alternative au libéralisme – Paris centre ».

Prochaine réunion le lundi 3 juillet à 19h à la Mairie du 3e.
Pour nous contacter par email : quelle.europe AT free.fr

Forum
"Minutes" de la réunion publique du 29 juin 2006 à Paris-centre

"Les partis sont obligés de présenter un candidat".

Je n’ai pas dit cela. Connaissant le droit français, je sais que les partis politiques qui concourrent au bon déroulement de la démocratie n’ont l’obligation ni constitutionnelle ni administrative de présenter un candidat. D’ailleurs, si tel était le cas, il n’y aurait aucune possibilité de rassembler les partis d’opposition sur un nom.

En revanche, ce que je disais au lendemain du succès du NON au TCE, c’est que le PCF était alors, me semblait-il, au centre de gravité de la future présidentielle et que la candidate naturelle était MG Buffet.

L’opportunité politique est passée, comme un train qui quitte une gare en vous laissant sur le quai. Aussi prendrai-je une autre solution. Les grands auteurs de philosophie politique comme Rousseau ou Machiavel ont bien décrit cette porte entrouverte qu’est l’opportunité politique et qu’il faut savoir pousser au moment favorable.

Pour l’instant, je pense voter O. Besancenot (et non Bezancenot).

Quant au fait que j’étais en colère, cela est vrai. Mais le qualificatif vague d’énervée, me déplaît. Car il ne veut rien dire, et laisserait tout supposer :combien de tracts aurait-je déchirés, de bras cassés, etc. Aussi, à l’avenir, ne confondez pas colère -qui peut d’ailleurs ne pas être extériorisée, ce qui m’arrive aussi, si, si, il y a tellement de raisons...- et autres adjectifs plus subjectifs que descriptifs.

Il me fallait apporter ces correctifs.

Monique Renouard.

19 juillet 2006 - Répondre à ce message
"Minutes" de la réunion publique du 29 juin 2006 à Paris-centre
Merci Monique de ces rectificatifs. complétant les minutes de la réunion publique du 29 juin.
21 juillet 2006 - Le collectif Paris-centre - Répondre à ce message
Réunion des collectifs parisiens issus du 29 mai