Appel du 24 avril 2007 :
Près de 200 intermittents ou précaires occupent l’UNEDIC, 82, rue de
Reuilly, à Paris 12ième (M° Montgallet).
Ils demandent à être reçus demain matin par le président de l’Unedic : ils
veulent connaître les comptes !
Ils demandent aux deux candidats à la présidence de prendre position. une prise de position publique des autres candidats sera également appréciée à sa juste valeur.
Ils appellent à votre solidarité pour être présents nombreux dès demain très tôt, pour faire barrage à une éventuelle intervention policière.
Dépêche de l’AFP :
Occupation du toit de l’Unedic par 200 chômeurs et intermittents
PARIS (AFP) 24/04/2007 21:21
Environ 200 chômeurs et intermittents du spectacle se sont installés,
mardi soir, sur le toit du siège de l’Unedic (régime d’assurance
chômage), dans le XIIe arrondissement de Paris.
Les manifestants ont déployé une banderole proclamant "Tiens, t’es
radié !" et une autre de la "Coordination des intermittents et
précaires d’Ile de France", à l’origine de cette action avec
l’association de chômeurs AC ! Paris (Agir ensemble contre le
chômage !).
Des forces de l’ordre entouraient le bâtiment dans la soirée, pendant
qu’une cinquantaine d’autres manifestants se trouvaient au pied de
l’immeuble.
"Nous sommes préparés à rester un bon bout de temps, on a des duvets,
des provisions", a assuré l’un des occupants du toit, Loïc,
intermittent du spectacle, joint au téléphone par l’AFP.
L’Unedic n’était pas en mesure, mardi soir, de fournir des précisions
sur cette occupation.
Les occupants réclament notamment la non-application du nouveau
protocole régissant l’indemnisation chômage des quelque 100.000
intermittents du spectacle.
"C’est là (au siège l’Unedic) que se décide notre sort, nous avons
envie de faire entendre notre voix entre les deux tours de l’élection
présidentielle car les sujets qui nous concernent n’ont pas été
abordés par les candidats", a expliqué Isabelle, membre de la
Coordination.
Rédigé le 18 avril 2006 au terme de multiples séances de
négociations, cet accord avait été validé le 21 décembre par les
représentants des employeurs et les syndicats CFDT, CFTC et CGC. La
CGT et FO ne l’ont pas signé.
Il reprend, en l’amendant, la réforme controversée de 2003 qui avait
durci les règles d’indemnisation, et devait résorber le déficit du
système qui se montait à 889 millions d’euros en 2005.
Les associations de chômeurs réclament en outre que "soit
publiquement établie l’ampleur réelle du chômage et de l’emploi
précaire" afin qu’une "refonte" du régime d’assurance chômage fasse
"l’objet d’un réel débat public et contradictoire", a expliqué AC !
dans un communiqué.
