Les 700 personnes réunies mercredi soir à Paris dans le gymnase Japy à l’issue d’une semaine de forums coorganisés par les forces de gauche (PCF, LCR, Alter Ekolo, PRS, Alternative citoyenne,. Alternatifs, MARS, Solidaires) et les collectifs parisiens du 29 mai (voir l’Humanité du 26 et du 30 janvier) sont un beau succès en forme de démenti à ceux qui croient pouvoir annoncer que l’élan citoyen et le rassemblement de la bataille du « non » au référendum sont retombés. Les problèmes identifiés et discutés ne sont pas minces : comment rassembler le plus largement possible pour mettre en échec la politique de la droite ? Comment élaborer un programme en rupture avec les politiques libérales ? Comment s’inscrire dans les échéances électorales à venir ? Les nombreuses interventions montrent que le débat n’est pas clos. Mais après la victoire du 29 mai, qui « n’est pas un coup de colère irréfléchi », souligne la déclaration finale, « on sait comment il est possible de gagner », ajoute-t-elle. Trois axes qui « ne sont pas dissociables » sont ainsi proposés : la construction unitaire du projet avec la mise en chantier d’une « charte antilibérale », les luttes, « mais surtout et avant tout » des candidatures unitaires de la gauche antilibérale pour le cycle électoral à venir : la présidentielle et les législatives en 2007, les municipales en 2008, les européennes en 2009. « Car notre objectif à tous, c’est bien de battre la droite, à gauche ! » conclut le texte de Japy.
J.S., L’Humanité du 03/02/06.
