Eliane nous offre un café en attendant nos autres interlocuteurs. Elle nous explique que l’ACJJ existe depuis 1977. Il s’agit d’une association d’éducation permanente (l’équivalent chez nous de l’éducation populaire). Sa vocation est sociale et pluriculturelle, sa réflexion est plurielle. Elle organise des colloques, des séminaires, édite des publications.
Nous tenons notre réunion dans une grande salle qui a du mal à être chauffée. Plusieurs personnes membres d’associations et de syndicats se sont excusées n’étant pas disponibles en semaine. Notamment Raouf Ben Ammar, de Bruxelles Capitale Mondiale de la Paix, Raf Verbeke, syndicaliste et Marie Paule Connan assistante de Georges Debunne du CES (Syndicat de Flandre).
Etaient présents à la réunion :
• Patrice Bessac, Pasquale Noizet,représentant le comité 20ème pour une autre Europe
• Eliane Timmermans, coordinatrice à l’ACJJ (administrateur de l’ACJJ et de l’Espace Marx
• Laurence Bermont animatrice à l’ACJJ.
• Jean-Pierre Michiels coordinateur de l’ACJJ
• Maurice Magis, responsable de la communication de l’ACJJ spécialiste des questions internationales dont l’Europe,
• David Jammar, doctorant sur les questions urbanistiques, militant de Bruxelles à l’espace Marx.
• une militante d’Attac,
Nous apportons de la part du comité 20ème pour une autre Europe un dossier bien fourni en documentation réalisé par Gérard Ollivier.
Echanges à propos de l’Europe
En Belgique, autour du projet de constitution, il y a eu une prise de position du mouvement associatif mais elle n’a pas été suffisamment forte à cause de la consultation au référendum refusée aux citoyens notamment par le PS belge. Il y a eu un cadenas des votes au Parlement où seul un député a eu l’autorisation d’intervenir sur la question de la constitution européenne. Les écolos de Wallonie ont voté contre la constitution au parlement wallon. Du côté de citoyens, il y a eu une relative prise de conscience, les 15 000 signatures recueillies contre la constitution en sont la preuve.
Maurice nous explique que le journal du mardi dont il est le responsable, a fait un suivi sur la campagne référendaire en France et l’argumentaire contre le projet de constitution européenne.
Jean-Pierre explique qu’en Belgique ce sont les syndicalistes qui on été les premiers à s’insurger contre la constitution européenne. Des responsables des services publics belges ont pris position contre la constitution. La CGT a été active, la CGTB (autre syndicat) l’a été beaucoup moins. A Bruxelles, il demeure utile de faire démarrer une campagne contre le projet de constitution européenne. Il s’agit de construire opiniâtrement une alternative dans un cadre international.
Au niveau local, l’AJCS et de la directive Bolkeistein ont eut des conséquences pour les communes et les quartiers. Eliane nous explique que la conception des quartiers à Bruxelles est très différente de la nôtre. Il s’agit de comités de quartier (équivalent de nos conseils de quartiers) mais à des échelles différentes : plus petites que dans le 20ème arrdt.
Le PS belge est contre l’AGCS et la directive Bolkestein. Un maire PS a même demandé de déclarer sa ville hors AJCS. Maurice pense qu’il y a une pression à faire à travers la directive Bolkestein et qu’il ne faut pas clore le débat.
Constats
• Réseau d’élu-e-s municipaux européennes sur lequel on peut s’appuyer Pour avoir un suivi de leurs travaux via la cellule municipale qui est mobilisée.
• Associations d’immigrés concernées par le droit de votre et par l’Europe en général
• Micro inter actions associatives
• Organisations anti libérales (notamment région Bruxelles) avec lesquelles il ne sera pas compliquer d’organiser un débat
• D’accord sur la méthode du projet inter quartiers européens
Objectifs
• Echanger courant janvier sur une idée de forum et de thématique
• Faire une proposition par écrit côté français
Décisions
• Documents (journal du mardi etc.. )à produire de la part de l’association Jacquemotte
• Possibilité de retenir la date du 1er Mai (proposition de la part de la militante d’Attac). Un concert aura lieu le quartier place Rouppe, organisé par les associations politiques et autres, ce qui représente une opportunité à saisir.
Conclusion
Cette première rencontre a permis de constater la différence qu’il existe entre les quartiers d’Europe selon le découpage des villes. Il en résulte d’autres pratiques de la part des citoyen-ne-s, militant-e-s politiques et associatifs, ce qui n’enlève en rien l’intérêt qu’ils auraient à se rencontrer dans le cadre d’un forum co-organisé par les belges et les français (pour commencer) et à débattre de l’Europe et pourquoi pas s’associer à des actions communes anti libérales. Affaire à suivre…
