• Les libéraux veulent économiser sur les êtres humains pour maximiser les profits. Résultat : en France, 4 millions de personnes vivent en-dessous du seuil officiel de pauvreté. Nous n’admettons ni la fatalité du chômage ni celle de la précarité. La norme doit devenir celle de la sécurisation de l’emploi, des revenus et de la formation.
• L’emploi n’est pas une variable d’ajustement mais un droit social, qui doit être reconnu par la Constitution et doit faire l’objet de politiques cohérentes visant à éradiquer le chômage. Une refonte de la fiscalité sur les revenus du capital et sur les transactions financières aidera à s’y atteler.
• Il faut rendre effectif le droit à l’emploi. Cela suppose un nouveau statut du salariat reposant sur trois grands principes : continuité du contrat de travail, obligation de reclassement, financement mutualisé. Le salarié privé d’emploi conserve ses droits et ses revenus et doit bénéficier d’un service public de l’emploi agissant sur sa formation et son devenir professionnel.
• Les dispositifs libéraux doivent être supprimés. Cela suppose d’abroger le contrat nouvelle embauche et le contrat première embauche, d’en finir avec les cadeaux fiscaux et sociaux faits aux entreprises, de revenir sur les entorses à la durée légale du travail. Le CDI à temps complet doit redevenir la norme avec l’objectif de mettre hors-la-loi le temps partiel imposé, Chaque salarié doit avoir la possibilité de disposer d’un emploi stable à plein temps, en CDI, avec la reconnaissance d’un droit à la formation sur le temps de travail. Cela suppose aussi d’interdire les licenciements boursiers et de frapper de nullité les licenciements abusifs.
• Cela suppose encore de renforcer les procédures de contrôle public, de redonner ses moyens et prérogatives à l’inspection du travail, d’élargir les pouvoirs des représentants du personnel en matière d’emploi et de revenu. Pour contrebalancer le droit tout puissant du patronat à licencier, il faut mettre en place un droit de véto suspensif des élus du personnel et rétablir en la renforçant une Autorisation Administrative de Licenciement.
• Les délocalisations doivent faire l’objet d’un contrôle, avec, là aussi, création d’un droit de veto suspensif des comités d’entreprise, et d’un droit de préemption, voire de réquisition par les salariés des outils industriels abandonnés par les entrepreneurs pour cause de délocalisation ou de suppression d’activité.
• Le pouvoir d’achat doit être revalorisé et le droit au salaire garanti. La première priorité est le relèvement des salaires, revenus et indemnisations les plus bas. En particulier, le SMIC ne doit pas être inférieur à 1 500 euros.
• L’action résolue contre le chômage doit être menée par la création d’emplois publics répondant prioritairement aux besoins sociaux, par le développement de l’activité économique utile et la réduction du temps de travail à 35 H pour toutes et tous, sans perte de salaire ni aggravation de la flexibilité.
Sécuriser l’emploi et augmenter le niveau de vie
23 janvier 2006 - Par les collectifs
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