Réunion des collectifs parisiens issus du 29 mai
Un nouveau type de développement
23 janvier 2006 - Par les collectifs

La logique du libéralisme est par nature gaspilleuse et prédatrice. À sa place, il convient de mettre en œuvre une conception radicalement différente du développement : économe en ressources naturelles, respectueux de l’environnement, centrée sur le développement des capacités humaines et le respect de la diversité culturelle. Cela suppose notamment de débattre des propositions permettant :
• L’objectif de la vie économique ne devrait pas être la croissance pour elle-même mais l’utilité sociale des activités et des productions.
• Une logique publique de réduction des pollutions doit guider une politique des transports visant à réduire nettement le transport routier de marchandises, à développer les transports publics de voyageurs. Dans ces domaines, une logique de service public est la seule à même de contredire la concurrence, qui se fait aujourd’hui au détriment des transports ferroviaires et fluviaux.
• En matière énergétique, des choix nouveaux doivent s’imposer autour des principes suivants : économies d’énergie, diversification des sources et promotion des énergies renouvelables ; développement des conditions de transparence et de sécurité ; contrôle démocratique étendu ; respect strict du principe de la maîtrise publique. Dans le cas du nucléaire, un débat citoyen sera conduit de bout en bout, de l’information à la décision et au contrôle. Des objectifs seront fixés et des moyens dégagés pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre.
• La politique agricole remettra en cause en cause la logique exportatrice subventionnée qui déstabilise les agricultures du Sud en cohérence avec la préservation de la souveraineté alimentaire ce qui suppose d’organiser les relations commerciales internationales sur d’autres bases que la concurrence généralisée. Les revenus agricoles seront revalorisés, sans pénaliser le consommateur final, en agissant sur les filières de distribution.
• La France devrait s’engager, de façon active à l’échelle internationale, pour l’application des accords de Kyoto et l’ouverture de perspectives ambitieuses pour l’après-Kyoto.

Forum
Un nouveau type de développement

Je pense que le chapître “Un nouveau type de développement” ne devrait pas être l’avant-dernier, mais mis en 5ème ou 6ème position, avant ou après le chapitre “La dimension transversale de l’objectif d’égalité hommes/femmes”. Le titre du chapitre pourrait être : “La dimension transversale d’un nouveau type de développement”

Ce chapitre pourrait commencer comme celui concernant l’égalité homme/femme : La protection de l’environnement/la diminution de l’empreinte écologique* de la France et de l’Europe a (également) un caractère transversal qui doit être pris en compte dans chacune de nos propositions pour une politique alternative (lutte contre la surproduction agricole et industrielle, incitation de la création de l’emploi dans les secteurs non polluants et qui développent des énergies non polluantes, développement de services publics de la recherche au service de la protection de l’environnement, etc.) ; mais cela ne suffit pas. Nous devons mettre la protection de l’environnement/la diminution de l’empreinte écologique* de la France et de l’Europe au rang de nos priorités et proposer une politique volontariste et cohérente en la matière. Le débat devrait notamment approfondir : l’application du pricipe de précaution concernant les technologies et les produits, dont l’inocuité pour l’environnement et pour la santé n’a pas été démontrée ; l’application du principe, selon lequel c’est l’entreprise qui doit apporter la preuve de l’inocuité des ses services/produits, et en cas de pollution, doit se charger des réparations et du dédommagement ; l’encouragement fiscal de l’agriculture biologique ; le découragement fiscal de la production et de l’emploi des pesticides ; le découragement fiscal des méchanismes de la distribution énérgivore et qui génère la pollution (par le transport routière, par les multiples emballages etc.) l’encouragement fiscal de la production/distribution non-polluante ; l’encouragement fiscal du développement de ferroutage la révision de la politique nucléaire la mutualisation au niveau européenne des expériences porteuses dans le domaine de protection de l’environnement/la diminution de l’empreinte écologique*

* l’empreinte écologique mesure la pression d’un pays/continent/individu sur la planète

11 avril 2006 - Suzanne Körösi, enseignant, cinéaste, membre d’Attac - Répondre à ce message
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