Réunion des collectifs parisiens issus du 29 mai
Une nouvelle organisation de l’Union européenne et du Monde
23 janvier 2006 - Par les collectifs

Les objectifs qui sont les nôtres ne sont pleinement atteignables que si l’on remet en cause en même temps la logique de l’actuelle mondialisation capitaliste et celle de l’Union européenne.
• À l’échelle planétaire, la logique de la solidarité devrait supplanter l’inégalité croissante qui résulte de la libéralisation effrénée. Cela suppose de contredire partout les normes édictées par les multinationales, le G8 et les institutions financières internationales. Cela implique, entre autres : de remettre en cause la logique et le mode de fonctionnement de l’OMC ; d’établir les relations Nord-Sud sur la logique du codéveloppement ; d’annuler la dette ; de refonder les institutions internationales ; d’abonder le fonds de développement culturel à destination des pays du Sud prévu dans la Convention pour la diversité culturelle de l’UNESCO.
• L’Europe constitue pour nous, collectifs du 29 mai, un enjeu particulièrement décisif. Nous proposons que l’Union européenne abolisse la primauté donnée au principe du respect l’économie de marché où la concurrence est libre et non faussée. Les traités actuels qui régissent l’Union seront abrogés et remplacés par un nouveau texte fondateur.
• L’Europe que nous voulons sera une Europe sociale, qui intègrera les conventions démocratiques et sociales internationales existantes, énoncera et concrétisera les droits sociaux fondamentaux, respectera le principe de non-régression et instituera un droit social européen contre les logiques de concurrence et de dumping. Des normes de salaire minimum et de minima sociaux, de droits sociaux fondamentaux, seront fixées selon des modalités permettant la convergence par le haut. Un budget communautaire conséquent et une harmonisation des fiscalités du capital conforteront ces évolutions sociales.
• L’Europe que nous voulons sera celle de l’emploi en coordonnant la lutte contre le chômage et la précarité. À cet effet, le Pacte de stabilité sera dénoncé et il sera mis fin à “ l’indépendance ” de la Banque Centrale Européenne, dont les statuts et les missions seront révisés. Une réduction simultanée du temps de travail permettra de créer des emplois, tandis que des dispositifs seront instaurés contre les licenciements collectifs et les délocalisations. Une politique coordonnée de croissance socialement utile sera impulsée en matière de grands réseaux transeuropéens de transport et d’énergie, de recherche et développement des technologies nouvelles, de logement, de rénovation urbaine, de transports collectifs.
• L’Europe que nous voulons sera celle des services publics. Les libéralisations en cours seront stoppées et les libéralisations passées seront évaluées. La coopération entre les services publics de réseau permettra l’émergence de services publics européens. Ces services doivent trouver une place centrale dans le droit fondamental de l’Union et être placés hors du champ de la concurrence. Cela suppose de les exclure des négociations commerciales internationales type AGCS.
• L’Europe que nous voulons impulsera un nouveau type de développement. Une Charte fixera les ambitions européennes d’un “ alterdéveloppement ” humain, économe et donc durable. Cela suppose d’agir pour l’expansion du ferroviaire et de la voie d’eau, la sécurité maritime, la lutte contre les inondations, les économies d’énergie et l’essor des énergies alternatives renouvelables, la protection des milieux naturels et l’amélioration des cadres de vie. En matière énergétique, devront primer des choix permettant de promouvoir les économies d’énergie, la diversification des sources et l’énergie alternative renouvelable. La lutte contre les émissions de gaz à effet de serre fera l’objet d’objectifs et de moyens pour les atteindre. La maîtrise publique de la sécurité en matière d’énergie nucléaire sera affirmée.
• L’Europe que nous voulons sera celle de la solidarité et de la paix. L’Europe annulera la dette des pays du Sud, augmentera son aide au développement et reconnaîtra aux pays du Sud le droit de protéger leur appareil économique. Elle recherchera d’autres modalités de coopération, hors de tout impérialisme économique, technologique ou culturel. Elle agira partout en faveur du désarmement et de la paix, de l’abaissement des budgets militaires et d’un processus de dénucléarisation. Elle se placera en rupture avec la politique agressive développée par les États-Unis, et s’émancipera du cadre de l’OTAN. Elle refusera la banalisation et l’emploi de l’arme nucléaire.
• L’Europe que nous voulons sera celle de la relance émocratique. Une nouvelle Charte des droits et libertés sera élaborée démocratiquement et son application sera impérative pour tous les États de l’Union. Les institutions fonctionneront selon le double principe de la souveraineté populaire et de la subsidiarité. Elles reposeront sur une citoyenneté européenne élargie, sur des droits d’initiative citoyenne renforcés, sur un renforcement des pouvoirs du Parlement européen pour réduire les prérogatives de l’Exécutif, et sur une coopération plus solide avec les Parlements nationaux.

Forum
Une nouvelle organisation de lUnion europenne et du Monde

La formule recurrante LEurope que nous voulons... est belle et poetique, mais je la trouve un peu vague et renvoie a une reverie.

Ne pourrions pas la remplacer par une formule plus precise : La France sera moteur dans l UE d une politique de....

Je suggere d ajouter quelques points de mise en uvre, tels que :

La France sera moteur dans lUE dune politique de

la suppression des paradis fiscaux ;

du controle strict des OPA ;

la limitation par la taxation du champs de la speculation ;

la relance de la reprise economique par lendettement sage et limite ;

la relance de la reprise economique et de la lutte contre le chomage par des grands travaux europeens (developpement du reseau ferroviaire etc.) ;

la limitation de linfluence des lobbies industriels dans les institutions europeennes ;

une reforme de larchitecture des institutions europeennes, en particuler des status et du foncionnement de la Commission Europeenne ;

11 avril 2006 - Suzanne Korosi, enseignant, cinaste, membre d’Attac - Répondre à ce message
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