Lors de la manifestation du 18 mars pour le retrait du CPE, à Paris, un adhérent de SUD PTT, Cyril, a été violemment piétiné par une charge des forces de l’ordre, place de la Nation. Nous venons d’apprendre que Cyril, hospitalisé samedi soir, est dans le coma. Son état est jugé très grave et nécessite des soins intensifs (intubation et ventilation).
Dans cette affaire, l’attitude des forces de l’ordre est particulièrement scandaleuse. Après avoir fait preuve de violences importantes lors de la manifestation, les forces de l’ordre ont en effet refusé d’appeler les premiers secours alors que Cyril gisait au sol dans un état manifestement grave.
Ce sont des manifestants qui ont dû eux-mêmes chercher les secours.
Pour SUD PTT, toute la lumière doit être faite sur l’attitude des forces de l’ordre et de leur commanditaire, le gouvernement.
SUD PTT dénonce avec force les violences policières qui se sont déroulées une nouvelle fois lors de l’immense manifestation contre le CPE.
Plus que jamais le CPE doit être retiré, le gouvernement doit céder ! L’ensemble de la fédération SUD PTT est profondément choquée et tient à apporter tout son soutien à Cyril ainsi qu’à sa famille et à ses proches.
Paris le 20 mars 2006, SUD PTT, Union syndicale Solidaires.
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• Rappelons, la note de l’AFP diffusée dans LE MONDE.FR du 20/03 :
(…) Le directeur de l’hôpital Henri-Mondor, où l’homme a été admis dimanche en service de neurologie après avoir été conduit à l’hôpital Saint-Antoine, proche de la Nation, a évoqué un homme "ayant été mêlé aux incidents lors de la manifestation", sans donner plus de précisions sur l’origine des coups. Il a évoqué un "pronostic réservé".
De son côté, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a précisé qu’il souffrait d’un "traumatisme crânien sévère avec lésions traumatiques intracérébrales". "Son état neurologique et son état de conscience font émettre un pronostic réservé, à la fois sur le plan vital et sur le plan fonctionnel", toujours selon l’AP-HP. Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire confiée à l’Inspection générale des services (IGS, la "police des polices").
A l’issue de la manifestation, des incidents avaient eu lieu pendant six heures aux alentours de la Nation. Dimanche matin, la préfecture de police avait annoncé que 34 policiers et 18 manifestants avaient été blessés. La préfecture avait alors précisé qu’aucun n’avait été grièvement touché.
Avec AFP
• Et plus tard, la note de l’IGS citée dans LE MONDE.FR du 21/03 :
"Au même moment, le syndicat SUD annonçait qu’un syndicaliste de SUD-PTT, blessé samedi soir lors des heurts place de la Nation à Paris à la fin de la manifestation anti-CPE, a été hospitalisé dans le coma à l’hôpital Henri Mondor de Créteil. De son côté, la préfecture de police a annoncé que le parquet de Paris ouvrait une enquête préliminaire confiée à l’Inspection générale des services (IGS). Selon les premiers éléments de l’enquête, le syndicaliste, Cyril Ferez, 39 ans, était "parfaitement conscient et vif" au moment de son évacuation par les pompiers, mais "dans un état éthylique avancé".
• Additif du collectif national : Quand Sarkozy ment :
Interrogé sur le sort du syndicaliste dans le coma, le ministère de l’Intérieur, d’habitude très prolixe, a renvoyé hier la presse sur les services de la préfecture de police de Paris. Signe que le gouvernement n’était pas prêt à communiquer sur la bavure, qu’il tentait d’ailleurs de minimiser : « Il s’agit d’un mec bourré avec deux grammes d’alcool dans le sang, qui, soit s’est frappé tout seul, soit s’est pris un coup dans les échauffourées ». Sarkozy est non seulement dangereux, il est répugnant.
